« Ichigo ichie » : quelle est cette philosophie de vie qui vous promet plus de bien-être ?
Connaissez-vous le « ichigo ichie » = fabuleuse sagesse japonaise, cette philosophie ancestrale est au cœur d’un ouvrage « Fais de chaque instant le meilleur de ta vie ».
L’ichigo ichie est une philosophie de vie japonaise
« Alors on vit chaque jour comme le dernier / Et vous feriez pareil si seulement vous saviez ». Parce qu’on vient de loin, morceau de Corneille sorti en 2002, résume bien le ichigo ichie, cette philosophie de vie japonaise mise à l’honneur dans le livre Fais de chaque instant le meilleur de ta vie, de Héctor García et Francesc Miralles (1), publié en février 2019.
Ces deux auteurs espagnols, spécialistes des arts de vivre japonais, proposent à leurs lecteurs et lectrices de s’inspirer de cette tradition pour mieux apprécier le moment présent, être plus à l’écoute des petits instants de bonheur du quotidien et, enfin, être plus connecté-e à ceux qui nous sont proches.
Littéralement, le ichigo ichie veut dire « ce que nous sommes en train de vivre maintenant ne se répétera jamais plus », notent les deux auteurs dans leur ouvrage. « Le concept peut se traduire comme ‘une fois, une rencontre’, ou encore ‘à cet instant, une occasion’. Il véhicule l’idée que chaque rencontre, chaque expérience que nous vivons est un trésor unique qui ne se reproduira plus jamais de la même manière. Si nous le laissons échapper sans en profiter, l’occasion sera perdue pour toujours. »
Ichigo ichie, sagesse japonaise : Comment rompre avec les émotions négatives ?
D’abord issu de la traditionnelle cérémonie du thé, le ichigo ichie s’adapte aux vies contemporaines des Japonais et des Japonaises. Aujourd’hui, le peuple nippon utilise en effet l’expression dans deux situations, expliquent Héctor García et Francesc Miralles : lors d’une rencontre avec une nouvelle personne (pour signifier que cette rencontre fortuite était agréable) ou lors d’un moment que l’on partage avec des personnes que l’on connaît bien (pour souligner le caractère unique de ce moment).
« Les deux usages de l’expression ont en commun d’exprimer de la gratitude et d’apprécier le moment partagé », peut-on lire dans l’ouvrage.
Si le concept a pu s’adapter à la modernité japonaise, il peut également s’expérimenter ailleurs dans nos quotidiens occidentaux. Comment ? Voici différents préceptes issus du ichigo ichie dont vous pouvez vous inspirer à votre tour et jouir ainsi d’une vie plus ancrée dans l’instant présent, le partage et la gratitude.
Avec Ichigo ichie, soyez à l’affût de tous les bons moments que cette sagesse japonaise vous offre
Le rayon de soleil qui traverse votre fenêtre pour s’échouer dans la tasse de votre café, le baiser de votre fille déposée sur votre joue avant son entrée dans la cour de l’école, l’odeur du printemps qui s’installe dans un jardin public… Les bons moments se cachent dans les plus petits détails du quotidien. Le ichigo ichie vous encourage à chasser ces pépites et à prendre conscience de la chance que vous avez de les avoir trouvées.
« Lorsque nous devenons des chasseurs de moments, tout finit par devenir unique et sublime, parce que nous avons le privilège de savoir que ce que nous sommes en train de vivre pile maintenant ne se répétera plus jamais », écrivent Héctor García et Francesc Miralles.
Expérimentez la pleine conscience de l’Ichigo ichie, sagesse japonaise
Malheureusement, être dans le moment présent, le ressentir complètement et savoir l’apprécier, n’est pas une mince affaire dans notre société ultra-connectée, où les distractions nous sollicitent de toute part.
Pour échapper à cette influence, essayez cet exercice : coupez votre téléphone, asseyez-vous quelque part, sur un banc public, sur les marches d’une église, au bord d’une rivière ou au pied d’un arbre et observez ce qu’il se passe. Écoutez les sons qui vous entoure, partez à la recherche du moindre détail, sentez les odeurs qui émanent des environs, concentrez-vous sur le contact du vent sur votre peau, de l’herbe sur vos mains… Bref, ouvrez vos sens et expérimentez la pleine conscience de la façon la plus simple qui soi
Sagesse japonaise : entourez-vous des bonnes personnes
Le ichigo ichie encourage à s’entourer de celles et ceux qui nous font du bien dans des endroits calmes et agréables, propices aux discussions inspirées avec une règle : l’écoute est fondamentale.
Ainsi, lors d’une rencontre en groupe, le ichigo ichie impose à tous et à toutes de s’écouter avec bienveillance, de questionner l’autre mais sans l’interrompre, de ne pas donner de conseils s’ils n’ont pas été demandés et d’apprécier les moments de silence, ces respirations nécessaires qu’il est inutile de combler par des paroles vides de sens.
Sortez de la routine avec la sagesse japonaise
La notion de nouveauté et d’inédit est très présente dans le ichigo ichie et c’est pourquoi Héctor García et Francesc Miralles encouragent leurs lecteurs et lectrices à sortir de leur zone de confort en s’essayant à de la nouveauté, en engageant la discussion avec des inconnus ou en brisant la routine dans son couple par exemple. L’objectif est toujours le même : savourer chaque instant de la vie, créer soi-même ces petits bonheurs du quotidien.
Car ne n’oublions pas, un des principes mêmes de cette philosophie japonaise est de comprendre qu’il ne tient qu’à nous de transformer une réalité qui ne nous plait pas. Tout est une question d’angle, de perspective et, parfois, de passage à l’action. Vous trouvez votre vie trop ennuyante ? Économisez quelques mois et partez en vacances loin de votre pays ou dans la région d’à côté, peu importe du moment que c’est dépaysant !
Tenez un journal de sagesse japonaise
Pour appréhender de mieux en mieux l’art du ichigo ichie, rien de tel que de prendre des notes au fur et à mesure de votre pratique. Notez tous les soirs les bons moments que vous avez chassés durant la journée, retranscrivez les conversations qui vous ont inspirée lors d’un café entre amies, écrivez ce dont vous avez envie pour être heureuses et tentez de comprendre ce qu’il se passe en vous quand vous décidez de couper votre smartphone au profit d’une balade dans la rue ou la forêt.
(1) Fais de chaque instant le meilleur de ta vie, de Héctor García et Francesc Miralles, éditions Solar, 176 pages, 15,90 euros.
LES 10 PRINCIPES DU ICHIGO ICHIE; sagesse japonaise
Ne pas remettre à plus tard les moments privilégiés. Chaque occasion ne se présente qu’une seule fois. Si vous ne la saisissez pas, elle est perdue à jamais. La vie est une question de « maintenant ou jamais ».
Vivez comme si cela n’allait se produire qu’une seule fois dans votre vie. C’est pourquoi il est inspirant de saluer et de dire au revoir à nos proches : pour nous faire prendre conscience du caractère unique de chaque rencontre.
S’installer dans le présent. Les voyages dans le passé et l’avenir sont souvent douloureux et presque toujours inutiles. On ne peut pas changer ce qui est arrivé. Vous ne pouvez pas savoir ce qui va se passer. Mais ici, en ce moment, toutes les possibilités du monde s’offrent à vous.
Faites quelque chose que vous n’avez jamais fait auparavant. Comme l’a dit Einstein, vous ne pouvez pas faire la même chose encore et encore et vous attendre à des résultats différents. Une autre façon de parvenir à un moment inoubliable est de se donner une chance et de laisser quelque chose de nouveau « s’épanouir en soi ».
Pratiquez la méditation. Vous pouvez vous asseoir sur un coussin de méditation et observer le miracle de la vie. Le simple fait de s’éloigner du tourbillon quotidien et des obligations vous ouvrira les portes du bien-être.
Faites appel à vos cinq sens. Entraînez-vous à l’art d’écouter, d’observer, de toucher, de goûter et de sentir pour donner à chaque instant la richesse de la perception humaine. Cela vous permettra également d’être plus attentif aux autres et d’augmenter votre niveau d’empathie et d’influence.
Remarquez les coïncidences. Être conscient des coïncidences nous aide à mieux lire les signes envoyés par l’univers. Un journal dans lequel nous notons ces moments de magie quotidienne augmentera notre capacité à suivre les « fils invisibles » de la réalité.
Faites de chaque rassemblement une fête. N’attendez pas les bonnes circonstances (des vacances, un voyage, un anniversaire) pour vivre des choses extraordinaires. Avec le bon état d’esprit, chaque jour peut être une fête.
Si vous n’aimez pas ce qui existe, faites quelque chose de différent. Les êtres humains ont le pouvoir de se réinventer autant de fois qu’il le faut. Si votre réalité est trop terne et trop prévisible pour vivre, avec Ichigo ichie vous avez la possibilité d’en créer une autre.
Soyez un « chasseur de moments spéciaux ». Comme pour toute activité, il faut tenter pour voir si ça vous plait.
Quelles sont les différentes formes de l’amour selon les Grecs ?
L’amour est un sentiment abstrait et universel que tout le monde éprouve, mais de différentes manières. L’amour peut être interprété de différentes manières selon le contexte et la relation sentimentale auxquels il se réfère.
Dans les temps anciens, les Grecs cherchaient à trouver différentes manières de comprendre et d’expliquer ce que c’était l’amour et comment les humains le vivaient.
C’est la raison pour laquelle, un grand nombre d’histoires a émergé dans les différents genres littéraires notamment la comédie, la tragédie, la poésie épique et lyrique ; ayant pour thème l’amour dans ses différentes manifestations : la passion, l’attrait, l’obsession, la tendresse, la complicité, l’intérêt et la sensualité.
D’après les Grecs, l’amour est le sentiment responsable d’un grand nombre d’actions humaines, décisions et états d’esprit.
Par conséquent, ils ont proposé quatre types ou classifications d’amour pour expliquer ce sentiment très complexe que l’on éprouve lorsqu’on aime. Il s’agit de: Eros, Storgé, Philia et Ágapé.
Éros
Eros représente l’amour passionné et érotique. Dans la mythologie grecque, Eros est le dieu qui symbolise l’amour romantique, la passion et l’impulsivité. Cela peut être le premier pas vers un amour plus profond et plus durable, si on arrive à canaliser son intensité.
Ce type d’amour se caractérise par une attirance physique, sexuelle et instinctive. Il est lié à l’amour éphémère, qui est généré au début de la relation et idéalise le moment en mêlant désir et attirance sexuelle.
Pour les Grecs, l’amour Storgé est un amour fraternel, amical et engagé. C’est un amour qui grandit avec le temps et qui est lié aux relations familiales et amicales, c’est la raison pour laquelle il se caractérise par un amour loyal et même protecteur.
L’amour Philia est l’amour existant entre amis, l’amour du prochain qui recherche le bien commun et s’exprime à travers le respect, la solidarité, la coopération, la camaraderie. On dit que c’est l’une des plus belles amours qui existe.
L’amour Philia est un amour qui se caractérise par l’altruisme et se base sur l’amitié qui se réjouit lorsque l’autre est heureux et bien. Cela n’implique ni amour passionné ni attirance corporelle.
Les Grecs appelaient Agapé l’amour le plus pur et le plus inconditionnel qui existe. Il fait référence à un amour qui nourrit, généreux, conscient de ses devoirs ; un amour spirituel et profond dont la priorité est le bien-être de l’être cher.
L’amour Agapé se caractérise par le fait qu’il est universel, c’est-à-dire qu’il est l’amour que l’on a pour une personne, un animal, une nature, une divinité (dévotion religieuse) et est présent dans toute la société humaine. Il n’est pas passionné, même ceux qui aiment de cette manière sont prêts à se séparer de la relation pour le bien de l’être cher, ils abandonnent si nécessaire.
L’amour agape ne cherche pas son propre plaisir, au contraire, il trouve satisfaction à donner de l’amour. Par conséquent, il est considéré comme un amour sensible, tendre, attentionné et gentil.
Les États et les empires échouent lorsqu’ils ne sont plus la solution
Lorsque l’État/empire perd la capacité de reconnaître et de résoudre les problèmes fondamentaux de sécurité et d’équité, il sera remplacé par un autre dispositif plus adaptable et plus apte à résoudre les problèmes.
D’un point de vue systémique, les États-nations et les empires naissent lorsqu’ils constituent des solutions supérieures en matière de sécurité par rapport aux arrangements qu’ils remplacent : féodalisme, seigneurs de la guerre, confédérations tribales, etc.
Les États et les empires échouent lorsqu’ils ne sont plus la solution, ils sont le problème. Comme l’explique le livre The Upside of Down : Catastrophe, Creativity, and the Renewal of Civilization, lorsque la dissolution de l’État ou de l’empire devient la solution pour réduire la douleur, les habitants retirent leur soutien et l’empire perd son emprise et expire.
Comme je l’explique dans mon nouveau livre, Global Crisis, National Renewal, les États et les marchés sont des structures de résolution de problèmes. Ces structures résolvent les problèmes en optimisant l’adaptabilité et les synergies bénéfiques qui se renforcent mutuellement au fil de l’évolution.
L’essor de la classe moyenne est un exemple de synergies bénéfiques : à mesure que cette nouvelle classe accède au crédit, à l’expertise, au commerce, à l’entreprise et au pouvoir de fixation des prix pour son travail, elle a les moyens de transformer son travail en capital en épargnant les gains et en investissant le capital dans des actifs, de nouvelles entreprises, etc. qui génèrent ensuite des revenus du capital qui alimentent des augmentations synergiques du crédit, de l’expertise, des actifs et des revenus des investissements.
Les États / empires échouent et expirent lorsqu’ils élèvent les synergies fatales créées par des élites intéressées. Plutôt que d’encourager les dynamiques d’adaptation – concurrence, transparence, responsabilité, expérimentation et dissidence – les élites suppriment ces forces comme des menaces pour leurs monopoles, cartels et richesses.
L’État/empire n’est plus capable de résoudre les problèmes.
Dépourvu d’adaptabilité et de synergies bénéfiques, l’État/empire n’est plus capable de résoudre les problèmes. Il devient le problème qui ne peut être résolu.
L’une des principales dynamiques qui alimente les synergies fatales est la confiance démesurée dans le fait que l’abondance à bas prix est un droit de naissance conféré par l’État / l’empire, de sorte que les ressources peuvent être dilapidées sans fin dans l’excès et les extrêmes de consommation et de gaspillage. L’État/empire ne se concentre plus sur la sécurisation des sources matérielles de sécurité (nourriture, énergie, etc.) ou sur la responsabilité, la concurrence, la dissidence et la transparence nécessaires pour résoudre les problèmes systémiques.
Au lieu de cela, l’État / l’empire se dissout en camps divisés qui cherchent à protéger leurs petits fiefs et à accroître leur richesse aux dépens de la population. Les super-riches construisent des yachts et des palais à 500 millions de dollars, les politiciens profitent de leur position pour accumuler des fortunes et la corruption remplace la gouvernance.
Les marchés s’enlisent dans des synergies fatales : produits et services de mauvaise qualité, excès spéculatifs, consommation grotesque et divertissements sanglants deviennent des « industries de croissance », tandis que les pannes de courant assombrissent les réseaux électriques et que les rayons des magasins se vident des produits de première nécessité.
La solution du marché au fait que tout le monde possède déjà tout est d’incorporer l’obsolescence programmée dans chaque produit et de former des cartels du secteur des services qui dépouillent ensuite les services jusqu’à l’os pour augmenter les profits, ce qui revient à dire que tous les biens et services sont pourris.
L’État/empire ne parvient pas non plus à maintenir la sécurité
L’État/empire ne parvient pas non plus à maintenir la sécurité et les fonctions de base telles que la collecte des impôts et une application équitable. Les petits délits sont exploités par ceux qui sont au pouvoir (confiscation civile) tandis que la résistance à l’État est sévèrement punie. Il existe deux systèmes juridiques, un pour les roturiers et un autre pour l’élite.
L’État / l’empire protège ceux qui profitent du statu quo et appelle ensuite ce profit une « solution ». Mais ce profit ne résout aucun problème ; il est le problème, car le profit égoïste protège ses privilèges en corrompant l’État, la finance et l’économie.
De son côté, le marché cherche à maximiser les profits dans les excès de consommation, les prêts prédateurs (prêts étudiants), la destruction en bloc de la qualité par les monopoles et les cartels et les extrêmes de la spéculation. La maximisation des profits par tous les moyens disponibles n’a aucun fondement moral ; les prêts étudiants prédateurs sont rentables, la facturation médicale obscure est rentable, la vente de produits conçus pour échouer est rentable, déclarer un logiciel obsolète est rentable, tromper les consommateurs est rentable, et ainsi de suite, dans un éventail sans fin de produits de mauvaise qualité et malsains, de services rapaces, de surfacturations frauduleuses, etc.
Comme les problèmes ne sont pas résolus, les choses s’effondrent et les masses se tournent vers des extrêmes de dérangement et de pensée magique : le fanatisme se substitue à l’amitié, les cultes abondent, les terrains d’entente disparaissent et tous les échecs du système sont masqués par le pain et les jeux, l’argent gratuit, les divertissements criards et les étalages sans vie de consommation ostentatoire qui révèlent la décadence et la dégradation.
L’État/empire est le problème, pas la solution
Protéger les quelques personnes qui dépouillent le système aux dépens du plus grand nombre ne résout pas les problèmes. Cela ajoute une couche de problèmes que l’État/empire est incapable de résoudre. Ossifié, sclérosé, égoïste, corrompu, axé sur la vertu et l’apparence de s’attaquer aux problèmes plutôt que de les résoudre réellement parce qu’une vache sacrée perdrait ses privilèges et son flux de revenus, l’État/empire est le problème, pas la solution.
Lorsque l’État/empire perd la capacité de reconnaître et de résoudre les problèmes fondamentaux de sécurité et d’équité, il est remplacé par un autre dispositif plus adaptable et plus apte à résoudre les problèmes. Les artifices, la fantaisie, la pensée magique, les excuses et les histoires de couverture absurdes ne font pas partie de la résolution des problèmes. Les problèmes ne peuvent être résolus que si l’on affronte directement la réalité.
Lorsque la réalité est inacceptable parce qu’elle a un impact négatif sur ceux qui dépouillent le système pour des gains privés, l’État/empire est déjà engagé dans la spirale fatale de l’effondrement.
On dit souvent que l’alternance des siècles dans notre Histoire suit un certain rythme avec des récurrences assez régulière.
Il en est ainsi des siècles pairs (XVI et XVIII° par ex.) qui ont été généralement plus libertins et légers que les siècles impairs, le XIX° est un exemple assez particulier puisqu’il a vu l’émergence des écrivains « romantiques » illustrée par « Le Spleen et l’Idéal » colonne vertébrale du roman « Les fleurs du mal » de Charles Baudelaire, des réflexions fortement teintées d’un quasi désir de souffrance expiatoire influencée du dogme chrétien du Péché originel et de sa balance : une profonde aspiration de sens, d’ordre et de beauté vers où tend l’aspiration de l’auteur.
La mélancolie, une émanation caractéristiques du XIX°
La mélancolie est un affect qu’on définit généralement comme une absence du goût de vivre, un sentiment de tristesse mêlée à de la nostalgie. En littérature, et plus particulièrement en poésie, cet affect est souvent attribué aux Romantiques. C’est ce que Musset et Chateaubriand nommaient le Mal du Siècle et qui en s’intensifiant, est devenu chez Baudelaire, le Spleen.
Tentons de comprendre les mutations sociales profondes qui ont pu engendrer cet état d’âme caractéristique de la poésie du XIXe siècle…
Le XIXe, en gros, c’est la révolution industrielle. Les villes se transforment et le capitalisme inscrit peu à peu le soucis du quantitatif et de la richesse dans les mentalités, au détriment de l’individu. Du coup, l’espoir d’une vie meilleure et d’un travail poussent les populations rurales à aller s’entasser dans les villes. Les modes de vie vont commencer à s’uniformiser.
Dans le même temps, le rationalisme des Lumières et l’empire de la science ont désenchanté le monde, pour reprendre l’expression inventée par Max Weber.
Tout devient objectivité.
Les symboles disparaissent.
Le religieux recule et ne détermine plus les conduites ni la conception du monde.
Le rapport à Dieu, quand il ne disparaît tout simplement pas, se fait plus discret.
Bien souvent, ce sont finalement le sens de la vie et les valeurs anciennes qui se perdent.
Les poètes et artistes des exclus de la société du XIX° ?
Le poète romantique se place en désaccord fondamental avec la société moderne. Il devient un pariât, un maudit, cherchant dans l’art et la poésie un remède à ces désenchantements successifs. On voit éclore un culte de la subjectivité, du Moi profond qui se traduit par des vers marqués par un lyrisme exacerbé, qu’on considère aujourd’hui comme terriblement cliché, comme le célèbre:
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
de Lamartine
La Nature est également un motif récurent de la poésie romantique. Elle est considérée par ces derniers comme le sanctuaire du souffle divin que seul le poète peut encore sentir. Et Baudelaire de clamer dans le poème Correspondances:
La nature est un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles.
Elle protège aussi l’artiste de la mauvaise influence de la civilisation. Rousseau déjà au XVIIIe s’y était isolé et s’était en même temps couvert de ridicule…
La poésie romantique est donc l’expression d’une quête pour retrouver une spiritualité perdue. Elle se fait alors reliquat de croyances païennes ancestrales comme le pythagorisme, du « tout est sensible! » chez Nerval, pour réintroduire les idéaux passés dans le présent.
Et l’art, par le rêve, le mystère, le voyage, jusqu’à parfois la folie, franchira toutes les limites pour produire grâce à l’imagination une poésie sacrée et sensible, débarrassée des carcans où les contraires, loin de s’opposer, s’enrichissent en se réunissant.
Les Fleurs du Mal de Baudelaire reste un exemple éclatant qui résume assez bien les aspirations d’une génération de poètes plongés dans une période d’incertitude où l’art, par leur biais, se fait sacré à la place du sacré. D’où le nom de la première partie du recueil: Spleen et Idéal.
PAR L. · PUBLICATION 20 NOVEMBRE 2016 · MIS À JOUR 20 NOVEMBRE 2016
Le XIX° une répétition générale du XXI° qui se découvre ?
Or, je ne peux m’empêcher de constater une certaine similitude entre ce siècle qui a consacré l’ère industrielle avec toutes les promesses qui ont émergées de travail pour tous et de modernité triomphante, des balbutiements du capitalisme, des mouvements de masse des populations qui sont devenues à majorité citadines en deux ou trois générations.
Le XX° siècle a célébré ces lendemains qui chantent jusqu’à connaître les « trente glorieuses », je me rappelle que la jeunesse de cette époque était insouciante, heureuse et totalement confiante en son avenir radieux…
Ce vingt-et-unième siècle n’est entamé que de vingt ans mais les mentalité ont été bouleversées suite à des profondes modifications des valeurs, nous sommes devenus plus individualistes et la recherche de la sécurité et du bien collectif (paradoxalement) ont supplanté celui de vivre sans entraves et de favoriser la liberté avant tout.
Bien sûr, le covid est passé par là, beaucoup pensent également que le capitalisme naissant deux siècles auparavant a évolué et a dorénavant engendré une société rude, orientée sur la recherche de profits bien avant celle de la recherche du bonheur qui était chère à nos philosophes du XVIII°
Le consumérisme, l’ultra libéralisme sauvage, l’obsolescence programmée, toutes ces notions amènent à se poser la question : « Quelle sera la place de l’Homme dans la société de demain ?
Toutes les utopie post révolution industrielle sont tombées les unes après les autres, celles qui promettaient cet avenir radieux qui n’a jamais été au rendez-vous mais à qui s’est substitué une imposture néo-esclavagiste tant les individus sont littéralement pieds et poings liés par des obligations financières entre autres.
Que sont devenus les artistes et les rêveurs dans cette société laborieuse, qui produit des richesses comme jamais auparavant mais, sans doute à cause d’une redistribution déséquilibrée de ces richesses, il règne une misère sociale et une pauvreté culturelle qu’avaient anticipé des auteurs comme Orwell ou Huxley
Les enfants du XX°, devenus parents de ceux du XXI° ont-ils failli dans leur tâche d’éducation ? Avons-nous fauté en n’ayant pas soupçonné la société profondément liberticide qui est en train de se mettre en place ?
Où, tout simplement, l’évolution de notre société suit un schéma que nous ne comprenons pas mais que tous ces jeunes appellent de leurs vœux, ou du moins ne sont pas particulièrement opposés à cette vie qui se positionne.
Les paris sont ouverts et l’Histoire s’écrit perpétuellement…
« Il n’y a pas de gouffre dont vous ne pouvez pas sortir à condition de faire le bon effort au bon moment.… faites la prochaine chose avec diligence et dévotion. »
Vos questions sont sans réponse parce que vous voulez savoir comment il faut vivre. On vit comme on peut. Il n’y a pas de voie unique et définie pour l’individu qui lui soit prescrite ou qui soit la bonne. Si c’est ce que vous voulez, vous feriez mieux de rejoindre l’Église catholique, où ils vous disent ce qui est quoi.
De plus cette voie s’inscrit dans la voie moyenne de l’humanité en général. Mais si vous voulez suivre votre propre voie, c’est la voie que vous vous faites, qui n’est jamais prescrite, que vous ne connaissez pas d’avance, et qui se fait tout simplement d’elle-même lorsque vous mettez un pied devant l’autre.
Si vous faites toujours la prochaine chose qui doit être faite, vous avancerez de la façon la plus sûre sur le chemin prescrit par votre inconscient. Dans ce cas, il n’est naturellement d’aucune aide de spéculer sur la façon dont vous devriez vivre.
Et puis vous savez aussi que vous ne pouvez pas le savoir, mais faites tranquillement la chose suivante et la plus nécessaire. Tant que vous pensez ne pas encore savoir ce que c’est, vous aurez encore trop d’argent à dépenser en spéculations inutiles.
Mais si vous faites avec conviction la prochaine chose à faire et la plus nécessaire, vous ferez toujours quelque chose de significatif et prévu par le destin.
Cordialement,
CG Jung
Deux mois plus tard, dans un autre geste amical et de sagesse, Jung a approfondi la question dans une lettre à un homme en détresse, Jung sentant qu’il avait, tout simplement, mal vécu sa vie.
Jung a écrit :
Cher Monsieur N.,
Personne ne peut réparer une vie mal gérée avec quelques mots.
Mais il n’y a pas de gouffre dont vous ne pouvez pas sortir à condition de faire le bon effort au bon moment.
Quand on se retrouve en difficulté, tout comme vous, on n’a plus le droit de s’inquiéter de la stupidité absolue de certains, mais plutôt de s’efforcer à faire les choses avec diligence et dévotion, et ainsi gagner la bienveillance des autres.
Et petit à petit…. avec cet état d’esprit, vous finirez par vous retrouver. Malheureusement c’est par la douleur que l’on apprend, l’expérience, et lorsque les temps sont durs.
Je suis très motivé à vous partager une information majeure que j’ai obtenue tout récemment, concernant une initiative extraordinaire appelée SOLARIS !
Il y a trois ou quatre jours une amie nous a parlé d’un mouvement émergent au sein de la population française mais qui a rapidement dépassé le cadre de notre pays depuis – appelé Solaris – qui répond aux préoccupations de plus en plus vives qui animent les populations et qui bénéficie d’un engouement et d’une mobilisation stupéfiants ! Sur la page du site de Solaris France que je vous communique plus bas, vous aurez toutes les adresses en France mais aussi celles des pays où ce réseau se développe également tels que la Suisse, Belgique, Espagne, Amérique du Sud, Québec, …)
Le réseau SOLARIS répond à un besoin primordial
Ces préoccupations sont convergentes et deviennent extrêmement précises vis-à-vis de certains irritants : la situation économique à l’échelle mondiale qui montre des signes d’essoufflement et de tensions internationales, des indicateurs sérieux soulignant des risques de pénuries diverses, alimentaire, technologique, sanitaire, d’énergie le tout dans un climat social qui se dégrade maintenant dangereusement entraîne une fébrilité générale qui atteint un niveau historique. Les aspects climatiques et géophysiques ne sont pas en reste, tous les indicatifs semblent indiquer un climax imminent. L’effondrement du système de santé que l’on observe un peu partout n’est qu’un des éléments constitutif de cette dégradation qui s’accélère.
C’est ce constat qui a vu naître cet automne à Renne le Château un concept qui s’est répandu avec une vigueur hallucinante, preuve en est qu’il répondait tout à fait aux besoins d’un grand nombre d’individus : celui de se relier à ses semblables d’une manière beaucoup plus solide que jamais ; il est devenu en effet primordial de se préparer individuellement et de manière très concrète à ces temps qui viennent, mais personne n’ira bien loin seul, c’est devenu évident. La solidarité est donc devenu un facteur incontournable, le contact humain et le retour à une reliance au collectif un aspect évident pour que chacun puisse retrouver sa souveraineté individuelle et ce, même dans la perspective d’une défaillance majeure des services de l’État qui pourrait être totale, option qu’il est dorénavant prudent d’envisager…
Qu’est-ce que le réseau SOLARIS ?
Le réseau SOLARIS France est un « Internet Humain », un réseau d’entraide et de solidarité qui commence dans notre voisinage direct. Ce n’est pas une association, une compagnie, c’est un rassemblement d’êtres humains mus par le désir d’aider leur prochain, ce système n’est nullement basé sur l’échange commercial, ni sur le troc direct ni même sur l’idée d’un échange de service. Il est basé sur la bienveillance envers chacun et le concept d’entraide bénévole que cette période va nous donner l’occasion de redécouvrir.
Chacun adhère à SOLARIS de manière volontaire et bénévole, son fonctionnement est totalement gratuit, il représente le rassemblement d’êtres humains qui chacun agit pour tous et qui ensemble agissent pour un quand cela est nécessaire.
Chaque réseau évolue de manière autonome, au sein d’un maillage physique de toutes les personnes qui s’y joignent spontanément, plus cette arborescence est étroite mieux elle fonctionne, la proximité des ressources d’entraide et de soutien constituant un atout majeur, ainsi personne ne se retrouve seule et chacun peut également aider selon ses compétences. Les réseaux, nommés métaphoriquement « Cellules » fonctionnent organiquement grâce à une bonne circulation de l’information, sans hiérarchie, sans chef, l’autonomie constituant le maître mot, la philosophie qui anime l’esprit du concept SOLARIS.
Vous y trouverez notamment les coordonnées des Cellules qui fonctionnent en fractales, pour rejoindre un groupe précis vous pouvez contacter par courriel votre réseau local, départemental ou régional, le mouvement s’agrandit tellement vite que chaque jour qui passe voit la naissance de nouvelles cellules, c’est significatif de l’urgence de la demande ! Pour raison d’efficacité et d’autonomie des moyens de communication, le réseau SOLARIS fonctionne beaucoup avec des applications de messagerie sécurisées telles que TELEGRAM ou PROTONMAIL
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