L’EXPÉRIENCE DE MILGRAM – Michel Mougenot

L’expérience de Milgram est extrêmement célèbre !

 

L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.
L’expérience de Milgram a fait l’objet d’un film : “I comme Icare

Dans les milieux scientifiques, elle révèle des particularités du caractère humain particulièrement dérangeantes en stigmatisant l’inaction et le manque de réaction de la majorité des individus face à une injustice flagrante… 

En prenant note de ce constat qui justifie la subordination (il est utilisé le mot “soumission”) des individus à une autorité et qui, de ce fait, se déchargent de toute responsabilité personnelle, cela amène à mieux comprendre que des catastrophes aient pu se produire sans que la population ne s’oppose à leur réalisation…
 

La disparition du sens de la responsabilité individuelle est de très loin la conséquence la plus grave de la soumission à l’autorité !!! 

 

Je vous propose ci-dessous un article sur cette expérience réellement troublante sur le site :

 
 
 
 
JE VOUS PROPOSE AUSSI DE VISIONNER CETTE EXPÉRIENCE TRÈS BIEN RÉSUMÉE  DANS CET EXTRAIT DU FILM 
 
 
 
 
 

1 – La démarche, les investigations

Stanley Milgram a mené dans les années 50/60 des expériences visant à déterminer où finit la soumission à l’autorité et où commence la responsabilité de l’individu ; comment concilier les impératifs de l’autorité avec la voix de la conscience.
Stanley Milgram s’est penché sur des évènements pendant lesquels des atrocités, découlant d’une extraordinaire soumission à l’autorité, ont été pratiquées. Il a notamment mené des investigations sur les atrocités menées par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale. Il a mis en avant le fait que ces pratiques pouvaient se retrouver dans la vie courante sous différentes formes.
Il existe en effet chez l’homme une propension naturelle à se soumettre à l’autorité et à se décharger sur elle de sa propre responsabilité. Stanley Milgram souhaitait en écrivant ce livre engager chez ses lecteurs une compréhension profonde de l’importance de l’autorité dans notre vie pour abolir la notion de l’obéissance aveugle.
Il démontre en particulier :
– que la disparition du sens de la responsabilité individuelle est de très loin la conséquence la plus grave de la soumission à l’autorité.
– que la justification des actes par ceux qui les commettent en obéissant, ce que l’on appelle aussi la rationalisation, ne compte pas. Seule l’action est une réalité : “Tant qu’ils ne sont pas convertis en actes, les sentiments personnels ne peuvent rien changer à la qualité morale d’un processus destructeurs”.

2 – Au sujet de l’obéissance

L’obéissance est un des éléments fondamentaux de l’édifice social. Toute communauté humaine nécessite un système d’autorité, c’est le ciment qui lie les hommes aux systèmes d’autorité. Les personnes sont plus ou moins conditionnées dès l’enfance à se soumettre. Cette tendance à la soumission, fortement ancrée chez certains, l’emporte souvent sur l’éthique, l’affectivité, les règles et choix de conduites.
L’extermination des juifs par les nazis reste l’exemple extrême d’actions abominables accomplies par des milliers d’individus au nom de l’obéissance. Mais à un autre degré cela se reproduit constamment.
La question de l’autorité renvoie à la rébellion, la déviance, qui est perçue comme mettant en péril l’édifice social. La plupart des personnes pensent que “Mieux vaux se soumettre à une mauvaise décision prise en haut lieu, qu’ébranler l’édifice social”.
Le dilemme sur la responsabilité :
– Certains vont rationaliser en disant que la responsabilité incombe au donneur d’ordre,
– les humanistes mettent en avant la conscience individuelle et soutiennent que l’éthique personnelle doit primer sur l’autorité.
Ce problème peut être considéré sous l’aspect philosophique et légal, S. Milgram a voulu se baser sur l’observation rigoureuse d’exemples vivants.
L’expérience qu’il a réalisée à l’université de Yale a été reprise dans diverses universités avec la participation d’un millier de sujets. L’expérience de départ était simple.

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3 réflexions sur « L’EXPÉRIENCE DE MILGRAM – Michel Mougenot »

  1. cela amène à mieux comprendre que des catastrophes aient pu se produire sans que la population ne s'oppose à leur réalisation – et cela laisse surtout présager que bien d'autres exactions vont encore se commettre pendant que nous regarderons l'action sue nos écrans de télévisions …………..

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