Le Jumeau perdu : handicap pour l’affirmation de soi ?

par | J Fév, 2021 | INDIVIDU, Mon Carré De Sable, Psychologie - sociologie - philosophie | 0 commentaires

Le jumeau perdu est-il vraiment un handicap dans le processus d’affirmation de soi?

Quand on ne parvient pas à prendre pleinement sa place et ainsi oser s’affirmer, il n’est pas rare que l’on retrouve dans la mémoire cellulaire la présence d’un jumeau disparu dans les premières semaines de gestation.

Celui qui lui survit ne s’autorise pas à profiter de la vie. On parle alors du syndrome du jumeau perdu.

Et si ce jumeau éphémère avait une raison d’être ?

Anecdote

« Je me sens seule et triste même si je vis en couple. C’est comme si au fond de moi, je n’avais pas le droit de vivre, de réussir ; comme si je n’avais pas de place sur la Terre. Je m’en veux d’exister, je culpabilise. Je me rends compte que je me sabote aussi, comme si je n’avais pas le droit de faire les choses jusqu’au bout… J’ai l’impression de n’être jamais entendue, de ne pas pouvoir m’exprimer, de ne pas avoir le droit de m’exprimer. Les autres savent et font mieux que moi… Tout cela fait que je n’arrive pas à être moi, à être joyeuse et même heureuse. » Clara, 34 ans, nous évoque ainsi sa situation.

Clé du jour – Accueillir son jumeau pour oser s’affirmer

Peut-être ressentez-vous aussi cela au fond de vous? peut-être le voyez-vous chez votre enfant ? =

Il a du mal à s’endormir seul, il cherche toujours la compagnie des autres, voire d’un autre enfant. En grandissant, il manque de confiance en lui, se sent en trop, a du mal à trouver sa place. Il est peut-être habité par une sorte de mélancolie, parfois même il n’a pas de désir de vivre. Les autres passent avant lui, il a tendance à s’effacer. Il s’accroche à un doudou au-delà de la petite enfance …

Cela peut-être l’expression de ce que Bettina Austermann appelle le Syndrome du jumeau perdu : « un embryon sur 10 aurait un jumeau qui souvent disparaît pendant la grossesse » . C’était sans compter l’amplification de ce phénomène en raison de l’augmentation considérable des FIV. Le bébé qui naît ou jumeau survivant, présente alors ce syndrome.

 

Que s’est-il passé ?

Au début de sa vie intra-utérine, l’embryon n’est que perceptions : tout son corps est comme une grande oreille extrêmement sensible dit Tomatis dans son livre La nuit utérine. Or, dans le cas des jumeaux, ils sont deux, dans une proximité phénoménale. Ils se construisent à deux, se touchent, communiquent, jouent… ET puis, pour une raison inconnue, l’un d’eux décline, s’affaiblit. L’autre veut le sauver, le porter. Rien n’y fait, l’autre meurt. Le jumeau survivant parfois le porte pendant un certain temps, refusant de s’en séparer… Jusqu’au moment où l’autre disparaît. Parfois il fond progressivement (il se lyse dans les membranes ou dans le corps de son jumeau) ou il est arraché brusquement par des saignements.

La femme ne sait pas toujours qu’elle attendait des jumeaux. Les échographies précoces permettent parfois de le savoir ; parfois ce Jumeau utérinsont des pertes de sang alors que la grossesse continue qui peuvent l’exprimer ; parfois il n’y a aucun symptôme.

Le jumeau survivant vit dans la solitude le plus grand deuil de sa vie et bien souvent il en porte la mémoire sous forme d’une question : « Pourquoi moi ? » Pourquoi est-ce lui qui vit et non pas l’autre ? Du coup, il se refuse le droit d’exister vraiment en souvenir de son jumeau.Il vit alors un syndrome du survivant.

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Contrat de performance énergétique : l’accord choisi par les jumeaux

Pourtant, il se passe bien autre chose. L’incarnation demande que nous quittions un monde de l’éther pour expérimenter le monde de la matière sur Terre au moyen d’un véhicule qui est notre corps. Or, beaucoup d’entre nous rechignent à quitter le monde de la lumière d’où ils viennent car c’est un monde léger, rapide, réactif… mais dépourvu de sensations. Intégrer un corps leur donne l’impression d’être enfermé dans quelque chose de très limité qui est lourd, lent à mobiliser. Et, de plus, ils oublient une bonne part des informations auxquelles ils ont accès dans leur monde originel.

En présence de jumeaux, il arrive qu’ils établissent un “contrat” : l’un reste dans le monde éthérique afin de rester en contact avec la connaissance universelle alors que l’autre s’incarne pour expérimenter la matière et avoir accès aux sensations et à la conscience. On pourrait alors parler d’un “contrat de performance énergétique” favorisant un maximum d’échange avec un minimum d’énergie dépensée.

Ainsi, en restant en lien, ils pourront échanger leurs informations. C’est après avoir conclu ce pacte, que l’un d’eux se désintègre. Le problème, c’est que l’autre, en naissant oublie ce pacte tout en restant relié à son jumeau comme par un fil. Son corps porte alors la mémoire du manque et le fil active cette mémoire.

Arrive ensuite le temps où le jumeau resté dans l’éther doit continuer sa trajectoire : le pacte arrive à sa fin. La distance entre les deux jumeaux augmente, la tension du fil est plus importante amenant celui qui est sur Terre à réagir. C’est souvent à ce moment qu’il consulte, ou qu’il “tombe” sur un arricle, un reportage ou que “comme par hasard” quelqu’un lui en parle. Exactement comme le fait Clara dans notre anecdote.

Même si la fin du pacte permet à chacun de vivre pleinement sa vie, il n’en demeure pas moins que cela est souvent vécu comme un deuil. Certes, cela est profitable aux deux, pour leur évolution respective et même si d’une autre manière, ils vont rester en lien , la transition est parfois douloureuse et délicate.

Outils pratiques pour vous libérer de ce lien afin d’oser vous affirmer dans la vie

En ce qui vous concerne :

Voici comment accueillir votre jumeau en plusieurs étapes.

Commencez par vous installer confortablement et mettez-vous au point zéro :

  1. Lorsque vous sentez ce mal-être : c’est où dans votre corps ? Cela vous indique l’espace par lequel vous êtes en lien avec votre jumeau
  2. En lien avec cette espace laisser venir l’image d’un fil (quelque soit sa matière) qui part vers l’immensément grand et ouvrez un espace disponible. Votre intention (et non votre volonté) est de rencontrer votre jumeau. Laissez se dessiner une image, une sensation, un son et observez ce que cela crée chez vous.
  3. Respirez ce que cela apporte. Si vous ressentez le manque, donc l’absence, faite comme si vous reculiez dans le temps pour arriver à la présence et oser savourer cette présence.
  4. Dialoguez avec lui : vous pouvez le faire sur le moment ou dans votre quotidien
  5. Quel est son nom ? a-t-il (elle) des choses à vous dire ? Avez-vous des choses à lui dire ou des questions à lui poser ?
  6. Expérimentez le fait de sentir sa présence dans votre quotidien : qu’est-ce que cela change dans votre manière d’être et de vous comporter ? Comment peut-être vous aide-t-il dans vos décisions, dans vos actions ?
  7. Vous libérez du pacte : vous pouvez, lorsque vous serez prêt(e) de faire une sorte de rituel au cours duquel vous dites au-revoir à l’énergie de votre jumeau et le laissez partir. Trouvez vos mots, vos gestes, vos chants, votre lieu même si cela peut se faire dans le métro ou dans votre lit. C’est votre présence à cela qui vous libère du pacte.
  8. Vivre votre vie : même si le pacte n’est plus, vous gardez dans vos cellules la mémoire de la présence de votre jumeau. Cette mémoire est une ressource qui vous aide et vous soutient dans votre réalisation à condition que vous fassiez appel à elle que lorsque c’est nécessaire. Petit à petit, au fil du temps, vous aurez de moins en moins recours à cela.

En ce qui concerne votre enfant :

Peut-être savez-vous que votre enfant a eu un jumeau qui a disparu ; peut-être vous en doutez-vous par son comportement … que faire ?

  1. Exprimez-le lui avec des mots simples : « tu sais, quand tu étais tout petit dans mon ventre, il y avait quelqu’un d’autre avec toi, comme un compagnon. Un jour il a disparu. Peut-être que tu le cherches sur Terre… alors qu’il est dans le monde des étoiles. Il veille sur toi et t’accompagne même s’il aimerait bien que tu lui parles parfois. Tu te souviens de lui ? ».
  2. Autorisez-le à dialoguer avec cette présence. Vous pouvez l’amener à choisir une étoile dans le ciel avec laquelle il est relié, comme si elle le guidait dans la vie.
  3. Laissez la porte ouverte à ses besoins : « si tu as besoin de m’en parler, dis-le moi ». Ainsi vous lui remettez les clés et je vous invite à ne plus aller plus avant dans cette relation s’il ne vous y invite pas : elle touche quelque chose de très intime en lui qui mérite d’être respecté. Cette relation ne vous concerne pas.
  4. Lorsque la relation avec son jumeau est libre, elle évolue avec justesse. Il n’y a donc pas forcément besoin d’un rituel de fin du pacte car cela se fera en son temps.
  5. Si votre enfant est adolescent, vous irez encore moins loin tout en parlant de vous , par exemple : « j’ai quelque chose à te dire qui est important pour moi : quand es-tu disposé à l’entendre ? » « Au tout début de ta gestation, j’attendais des jumeaux et l’un deux est parti, te laissant seul. Je ne sais pas comment tu l’as vécu, si tu es resté en lien avec lui ou pas dans tes rêves ou dans ton imaginaire d’enfant. Si tu as envie que nous en parlions davantage, dis-le moi. Pour moi il était important que je te le dise. Qu’est-ce que ça te fait d’entendre cela ? » Et quoi qu’il vous réponde vous accueillez sans chercher à argumenter sauf s’il vous le demande.
  6. Voyons au travers d’une fable comment aborder cette question, cela pourrait aussi être une manière simple d’aborder le sujet avec votre enfant.

Tomatis dans son livre La nuit utérine.

Tomatis  son livre La nuit utérine.

Fable – La petite Ourse

Dame Ours contemplait, le cœur bien alangui

Son tout petit ourson jouer dans la clairière

Courant après les lièvres, loin de les menacer

Il espérait en eux trouver un compagnon

Les lièvres affolés partaient loin se cacher

Bien loin d’imaginer une telle intention

Ourson s’en revenait penaud près de sa mère

Qui l’accueillait contre elle, le cœur bien dépourvu

« Ce n’est rien mon bébé, tu es trop gros pour eux

Ils n’imaginent pas que tu es leur ami

Je suis bien seul maman, c’est triste dans mon cœur

J’ai besoin près de moi d’un peu de compagnie

A quoi sert une vie qu’on ne peut partager ? »

Mère Ours toute troublée d’entendre un tel discours

Se prit à raconter d’une voix mal assurée

« Un beau jour Cœur d’Amour, une ourse encore enfant

Au cœur si généreux qu’elle ne supportait plus

De ne pouvoir jouer avec tous à la fois

Décida de sauter bien haut dans les étoiles

Pour être disponible et veiller sur chacun.

On l’appelle Petite Ourse, c’est ta sœur dans le Ciel

Jamais elle ne t’oublie, de jour comme de nuit.

Elle attend simplement que tu te tournes vers elle. »

Enveloppé de nuit et des bras maternels

L’ourson leva les yeux et sourit aux étoiles

L’une d’elle, lui sembla-t-il, devint rouge puis verte

Il s’endormit confiant et rejoignit sa sœur

Et si, tous les enfants avaient dans les étoiles

Un jumeau qui l’espère ou peut-être son double

Pour lui parler du Ciel et de là d’où il vient ?

Morale

Quand il nous manque un être que l’on cherche sur Terre

Il suffit bien souvent d’ouvrir nos yeux du Ciel.

SOURCES :

Vivre avec le syndrome du jumeau perdu – DOCTISSIMO

Syndrome du jumeau disparu, mythe ou réalité ? – VERSION FEMMINA ou

Retrouver son jumeau disparu et s’incarner – MOTS POSITIFS

Un Article du Site “La Voie du Couple” – Astuces et accompagnement pour réussir sa vie de couple !

Le Jumeau perdu : handicap pour l’affirmation de soi ?

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