PODEMOS : Fraîchement élus députés, ils renoncent à une partie de leurs privilèges parlementaires

QUE VOILA UN MAGNIFIQUE EXEMPLE DE SOLIDARITÉ A SUIVRE !!!

Photo de Pablo Iglesias Turriòn. L'origine de Podemos se trouve dans le manifeste « Prendre les choses en main : convertir l'indignation en changement politique », publié le week-end du 12 et 13 janvier 2014 par le journal numérique Público, et signé par une trentaine d'intellectuels, de personnalités de la culture, du journalisme et de l'engagement social et politique. Ce manifeste exprimait la nécessité de transformer la mobilisation sociale du mouvement des Indignés en processus électoral participatif et de créer ainsi une candidature pour les élections européennes de mai 2014 avec l'objectif d'opposer des idées de gauche aux politiques de l'Union européenne concernant la crise économique. Bien que ne figurant pas parmi les signataires du manifeste, le mouvement annonça le 14 janvier que le professeur de sciences politiques de l'UCM et analyste politique télévisuel, Pablo Iglesias Turrión, en prendrait la tête.
Le parti de Pablo Iglesias veut mettre en avant un rejet des “privilèges” des acteurs de la vie politique.(Crédits : SUSANA VERA)
Podemos, ce parti espagnol vous dit-il quelque chose ? Ce parti signifiant « Nous pouvons » est mené par Pablo Iglesias depuis janvier 2014. Leur adage « Prendre les choses en main : convertir l’indignation en changement politique  » montre l’exemple en mettant en avant un rejet des privilèges des acteurs de la vie politique.
Dans une Espagne affaiblie par la crise économique et financière, et où les chiffres du chômage atteignent des taux record, Podemos fait un pas en avant pour le peuple. C’est la nouvelle du jour, et que l’on aime ou non le parti Podemos, il montre l’exemple, et c’est ce que nous attendons tous de nos élus politiques, non ? Pourquoi nos politiques ont-ils tant de privilèges et des salaires exorbitants ? Les 69 députés du parti de la gauche radicale Podemos ont tous renoncé à une partie de leurs avantages financiers offerts par leurs postes.

 Que réclame le parti Podemos :

« construire des institutions proches des conditions de vie des citoyens, et qui ne servent pas à la consolidation des privilèges ».

 
Quelle est la situation ? Généralement, un député « normal » touche 1 823 euros. Aujourd’hui Podemos ne touchera que 850 € par mois. Mais leurs intentions ne s’arrêtent pas là. D’après le règlement interne établi par le Conseil citoyen, les députés devront également renoncer aux « pensions et autres prestations économiques pour les ex-parlementaires », ainsi qu’aux 3.000 euros mensuels versés pour les déplacements en taxi et au paiement de leurs factures Internet par l’État. L’argent refusé par les élus ne permettra pas de réaliser des économies publiques, puisqu’il sera alloué aux frais de fonctionnement du Congrès ou aux projets sociaux comme le plan Impulsa, qui apporte de l’aide aux entrepreneurs.
En effet, dans son communiqué Podemos souhaite mettre en avant « ses efforts pour construire des institutions proches des conditions de vie des citoyens, et qui ne servent pas à la consolidation des privilèges, ainsi que son engagement à la transparence ».
Podemos, symbole d’une Espagne affaiblie par la crise économique et financière, entend porter sa voix contre le système politique et financier afin de continuer à convaincre le grand nombre d’espagnols exaspérés par tant de corruption au sein de leur gouvernement !
Podemos pense qu’il est possible de construire une majorité sur la lutte contre la corruption et contre l’absence d’un vrai contrôle démocratique sur l’économie ainsi que sur le paiement des impôts par les catégories les plus aisées pour changer les règles du jeu politique, économique et social. Pablo Iglesias s’appuie sur l’exemple de ce qui se passe depuis 15 ans en Amérique latine : la contestation du libéralisme ne s’est pas tant faite sur une base idéologique que sur des thématiques nationales-populaires. Selon lui, ce schéma peut aussi fonctionner en Europe. Pour Pablo Iglesias, le pouvoir n’a pas peur de l’unité des gauches, mais de l’unité populaire.
Podemos ne souhaite pas relancer le débat espagnol Monarchie/République, autrement dit un débat constitutionnel s’inscrivant dans des discours identitaires fixes. Le but n’est pas d’avoir raison contre un autre camp.
Pour Pablo Iglesias, le programme de Podemos a des points communs avec celui de la Gauche unie (audit de la dette, défense de la souveraineté, défense des droits sociaux pendant la crise, contrôle démocratique de l’instrument monétaire…)
Ce qui les distingue est, selon Pablo Iglesias, le protagonisme populaire et citoyen. Podemos n’est pas un parti politique, même si Podemos a dû s’enregistrer comme parti, pour des raisons légales, en amont des élections. Le pari du parti est de laisser les gens « normaux » faire de la politique comme le prouve le profil des cinq eurodéputés (une professeur de secondaire, un scientifique, etc.)

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La monnaie fait partie de notre quotidien. Elle est au cœur de nos économies : elle permet les échanges des biens et des services. Pourtant, personne ne sait vraiment qui la fabrique, ni comment elle fonctionne. En partant de ce que tout le monde connait, ce document explique les fondements des systèmes monétaire et bancaire, et en décrypte certaines conséquences. Car c’est bien l’incompréhension du système monétaire par la majorité des citoyens, des journalistes, des politiciens et de nos élites au sens large, qui permet à la finance et aux banques de régner sans entraves.
Il ne s’agit pas juste d’imprimer des billets…. non, avec ce film on comprend bien que ce sont les banques qui créent l’argent en effectuant des prêts !
Ce sont les banques qui crée l’argent à partir de rien pour vous le prêter !! Aussi bizarre que ça puisse paraître c’est vraiment le cas. L’argent se crée à partir de dettes !
Selon Oxfam, 62 personnes possèdent désormais autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Elles étaient encore 388 il y a cinq ans”, affirme l’ONG britannique, dont la méthode de calcul reste cependant contestée.
S’il y a des documentaires qu’il faut absolument voir sur l’économie, c’est bien la trilogie “l’argent-dette” réalisée par l’artiste-peintre Paul Grignon. C’est le type de documentaire qui vous ouvre les portes de la compréhension, face à un sujet qui parait bien souvent très obscur, voir inaccessible. Bien souvent, les questions telles que : d’où vient l’argent ? Comment et qui le créé ? Qu’est ce que la dette ? Obtiennent des réponses flous, des explications compliquées. Il suffit de demander à un de nos proches comment est créé l’argent pour nous apercevoir du vide de connaissance dans lequel beaucoup d’entre nous baignent, alors qu’il s’agit d’un sujet d’une importance cruciale.
 

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