PLONGER AU CŒUR DES MANDALAS PERMET “UN MIEUX ÊTRE”

Enchevêtrement de cercles, lignes et courbes symétriques, les mandalas captivent au premier regard. S’y plonger permet de se ressourcer et se recentrer. Depuis les années 2000, le mandala séduit un public croissant à la recherche d’un mieux être : bienvenue pour un voyage au cœur de vous-même !

Un choix varié de mandala est disponible 

Les libraires en proposent un riche éventail, les publicitaires s’inspirent de leurs motifs… les mandalas ont fait une percée remarquée dans notre société depuis le début des années 2000. Enfants et adultes se retrouvent à égalité dans la pratique de ce « coloriage » créatif complexe. Qu’on le pratique de façon ludique, ou que l’on recherche l’harmonie et la paix intérieur, les bienfaits du mandala opèrent automatiquement en nous.
 

L’apport thérapeutique des mandalas

Les offrandes, déposées sur les autels des temples ou au pied des monuments funéraires, représentent l'une des formes de dévotion les plus courantes, au même titre que les dons aux monastères et l'écoute des sermons publics.
“Mandala est un terme sanskrit signifiant cercle,

Au delà d’une représentation artistique colorée très plaisante,le mandala est un outil de méditation, d’harmonisation, de perfectionnement et de croissance. Il s’avère être un excellent moyen pour lutter contre le stress. Il permet de lâcher prise et de se recentrer afin d’entrer en contact avec sa réalité intérieure.

Un psychanalyste suisse, Carl Jung (voir fiche Wikipedia), découvre les bienfaits thérapeutiques du mandala presque par hasard. Alors qu’il traverse une période difficile dans sa vie, il se met à dessiner à l’intérieur du cercle. Ainsi en 1928, il présente le mandala à la communauté scientifique occidentale, convaincu qu’il s’agit d’une forme de modèle universelle. Puis il a recourt au dessin de mandalas pour le traitement thérapeutique de ses patients :
ils (les mandalas, ndlr) inspirent la sérénité et le sentiment que la vie retrouve son cours et son sens
Aujourd’hui, l’intérêt pour les mandalas revient de plus belle. Les adeptes y trouvent bien plus que de simples cercles à colorier. Ce sont des symboles pacificateurs qui invitent à entrer en contact avec notre vie intérieure.

Principes mis en oeuvre

Le simple fait d’entrer à l’intérieur du cercle permet un changement vibratoire. L’union entre le cerveau droit et le cerveau gauche s’établit, ce qui permet d’harmoniser les dualités et d’éliminer les contraires. Par exemple, si un doute nous habite, l’entrée à l’intérieur du cercle, permet d’aller trouver son contraire : la certitude.

La roue La roue est l'emblème de la doctrine bouddhique. Rien ni personne ne peut prétendre se situer en dehors de cette roue, communément appelée "roue de la loi" ou "roue du savoir". "L'espèce humaine est l'une des dents de cette roue " dira le dalaï-lama. Tandis que le cercle est considéré à l'origine comme statique, les rayons de la roue, en lui permettant de tourner, lui confert une valeur symbolique dynamique comparable à celle du cycle du devenir. Elle symbolise plus largement l'ensemble du cosmos et de ses développements cycliques. Sa circonférence extérieure est le signe du monde manifesté qui ne cesse de "rouler", c'est-à-dire de se transformer sans arrêt, tandis que son moyeu est le centre à partir duquel s'est développé la manifestation. Dans ce centre de la roue se tient, selon le bouddhisme, le Chakravarti, "celui qui fait tourner la roue", c'est-à-dire le Bouddha entré au nirvana. Symbole de la perfection, elle est composée de huit rayons, correspondants, d'une part aux 8 voies que l'on peut emprunter conduisant à l'éveil et, d'autre part aux 8 directions qui sont celles de la rose des vents. Mise en mouvement par le premier sermon de Bouddha, la roue de la loi libère l'être humain de l'épreuve de la souffrance.
La roue, l’emblème de la doctrine bouddhique

Le mandala a une influence positive sur les quatre niveaux de conscience physique – spirituelle – psychologique -psychique. Le travail opère tranquillement. Il agit là où les besoins se font ressentir. On ne peut décider du dénouement qui intervient en son temps.

Les couleurs que l’on place dans le mandala se retrouvent à l’intérieur de soi. Le choix d’une couleur permet de reconnaître nos émotions. En lui-même le cercle est un contenant sécurisant, ce qui favorise l’expression des maux en son sein. Ainsi mis en confiance, le mandala vous permet d’accueillir les messages de votre esprit.

Origines et signification du mandala

Le mandala, signifie « cercle ». Ses origines sont à chercher du côté des traditions religieuses hindouistes et bouddhistes. Il reflète la plénitude du cosmos et l’organisation de la vie, il apparaît sous une multitude de formes depuis l’origine des temps.
Les plus beaux exemples se trouvent dans la nature. De la création de l’univers à l’expression des forces créatrices naturelles, de l’infiniment grand à l’infiniment petit : on le voit dans la spirale des galaxies, l’orbite des planètes jusque dans les cristaux, les flocons de neige, les fleurs, les fruits et les atomes.




Le cercle symbole de vie et de spiritualité

Des représentations structurées selon une double symétrie (carré, cercle) peuvent apparaître dans les rêves, fantasmes, dessins etc. Il s'agit de mandalas spontanés qui, selon Carl Gustav Jung, représentent le soi, archétype de la totalité psychique. Pour le psychanalyste, le mandala a pour fonction d'attirer intuitivement l'attention sur certains éléments spirituels, par la contemplation et la concentration. Jung pense que l'inconscient tourmenté peut générer spontanément des mandalas. Ces derniers symbolisent la descente et le mouvement de la psyché vers le noyau spirituel de l'être, vers le Soi, aboutissant à la réconciliation intérieure et à une nouvelle intégrité de l'être.
Le design Mandala est utilisé en permaculture pour concevoir des jardins

Plus tard, le cercle devient partie intégrante de la spiritualité de différentes cultures autochtones, notamment pour les Celtes. Chez eux, des cercles de pierres deviennent des lieux de cultes sacrés et forment des calendriers, ou des cartes du ciel qui servent à calculer les événements agricoles et sacrés (les deux étant liés) et marquent les saisons. Ces premières formes architecturales circulaires permettent à l’esprit d’accéder à une conscience plus élevée.Très tôt dans l’histoire de l’humanité, on reconnaît le cercle comme l’expression de l’essence de la vie. Ce symbole unificateur attire les êtres humains de tout temps et de toutes cultures. Il rend compte de leur perception d’eux-mêmes faisant partie du tout, au même titre que toute autre composante de l’univers.


Les yantras de l’hindouisme

C’est avec le déploiement des traditions hindouistes, puis bouddhistes que les premières formes de mandalas, telles qu’on les connaît aujourd’hui, font leur apparition. Au départ, on retrouve les yantras – qui signifieent « support »- dans la culture hindoue.
Les yantras sont des diagrammes mystiques aux formes géométriques où s’entremêlent souvent carrés et triangles. Ils reprennent le symbolisme d’une antique culture indienne et sont utilisés dans la pratique de l’hindouisme tantrique où ils forment des ponts vers le divin. Les yantras sont l’équivalent graphique des incantations ou prières : les mantras.

Mandala et bouddhisme tibétain

L‘inconscient tourmenté peut générer
spontanément des mandalas d’après Jung

Dans le bouddhisme tibétain, le mandala s’inspire du même symbolisme. Littéralement, le mandala est un cercle, bien que son dessin soit complexe et souvent contenu dans une enceinte carrée. Comme le yantra, mais de façon moins schématique, le mandala est à la fois un résumé de la manifestation spatiale, une image du monde, en même temps que la représentation de puissances divines, et :

le mandala est aussi une image psychologique, propre à conduire celui qui la contemple à l’illumination.
 

Le mandala dans d’autre cultures

Les mandalas ne sont pas exclusifs à l’orient. Chez nous, on en voit des réminiscences dans les rosaces colorées des cathédrales. En Amérique du sud, on a retrouvé chez les Incas du Pérou des constructions circulaires servant de calendriers astronomiques datant du XVe siècle. Le cercle fait aussi partie de la spiritualité des peuples autochtones d’Amérique du nord, dont on perçoit l’expression dans les capteurs de rêves.
Merci d’avoir lu ces quelques lignes, mais mieux que toute explication théorique, je vous propose de prendre vos crayons et de vous essayer au coloriage d’un mandala : 

vous allez être surpris…

Article tiré du livre : «Mandalas», oeuvre de Blanche Paquette, 
textes de Jean-François Malherbe

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