Boris Cyrulnik est convaincu qu’un enfant blessé n’est pas condamné à rater sa vie. Il a développé la notion de résilience, cette capacité de l’enfant maltraité à pousser droit en dépit de l’adversité et à refuser le statut de victime. Boris Cyrulnik a lui-même vécu une enfance tourmentée. : » si je suis psychiatre, c’est évidemment à cause de mon enfance. Il faut avoir un compte à régler pour faire ce métier ».
MOURIR DE DIRE LA HONTE – BORIS CYRULNIK
DES LIVRES QUE J’AI AIMÉS : MOURIR DE DIRE LA HONTE
de Boris Cyrulnik ; aux Éditions Odile Jacob, Paris, 2010, 260 pages
D’aprés une analyse de Catherine RÉAULT-CROSNIER
Le sentiment de honte est un des sentiments les plus déroutants dans la panoplies des afflictions émotives humaines. Boris Cyrulnik est un auteur que j’apprécie énormément, il a abordé beaucoup de sujets passionnants ; dans cet ouvrage, j’ai trouvé des réflexions très sensibles qui m’ont à plusieurs reprises interpellées…
Par exemple, le fait de ne pas parler de ses émotions qui sont à l’origine d’une honte, ou plus précisément de la crainte du regard de l’autre, ce regard perçu comme inquisiteur et qui m’a longtemps fait penser que le fait de parler de ce qui me troublait ou me dérangeait, non seulement ne me procure aucun soulagement mais bien au contraire, il me semble revivre une deuxième fois mon « traumatisme ». Le fait de chercher dans le don de soi à se construire ou se reconstruire m’interpelle beaucoup également, surtout qu’il mentionne que ce sentiment de malaise peux durer quelques minutes ou 20 ans.
Par exemple, le fait de ne pas parler de ses émotions qui sont à l’origine d’une honte, ou plus précisément de la crainte du regard de l’autre, ce regard perçu comme inquisiteur et qui m’a longtemps fait penser que le fait de parler de ce qui me troublait ou me dérangeait, non seulement ne me procure aucun soulagement mais bien au contraire, il me semble revivre une deuxième fois mon « traumatisme ». Le fait de chercher dans le don de soi à se construire ou se reconstruire m’interpelle beaucoup également, surtout qu’il mentionne que ce sentiment de malaise peux durer quelques minutes ou 20 ans.
Connaître l’autre est si complexe, deviner ce qu’il peut vivre ou ressentir prend toute une vie d’attention soutenue et surtout d’écoute attentive et aimante : un travail à temps complet où on peut très facilement se perdre soi-même, s’oublier…
J’ai adoré cet ouvrage, un classique de Cyrulnyk, avec celui traitant de la résilience que je vais également traiter très prochainement !
J’ai adoré cet ouvrage, un classique de Cyrulnyk, avec celui traitant de la résilience que je vais également traiter très prochainement !
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Après de très nombreux livres qui ont connu un grand succès comme Les Vilains Petits canards, Parler d’amour au bord du gouffre, De chair et d’âme, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, directeur d’enseignement à l’université de Toulon, vient de publier en 2010, « Mourir de dire la honte » pour nous aider à dépasser un sentiment de culpabilité qui peut gâcher notre vie et à mieux nous comprendre en vue de nous reconstruire.
| « Tant qu’il souffre, un blessé ne parle pas il a honte ! » |
JOSEF SCHOVANEC : Philosophe, créatif, charismatique et autiste !
Josef Schovanec est philosophe, autiste, écrivain et militant pour la dignité des personnes avec autisme. Il est né le 2 décembre 1981, de parents tchèques, à Charenton-le-Pont dans le Val-de-Marne, en France.
Il est souvent appelé pour témoigner sur l’autisme avec lequel il vit.
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| Autre défaillance soulignée par le philosophe autiste, la scolarisation souvent chaotique des autistes. |
L’autisme est un état de normalité différent
Josef Schovanec assimile l’autisme à « une manière différente d’être », et non à « une pathologie qui se guérit avec des comprimés ». Partisan des bienfaits thérapeutiques du voyage, selon lui, les personnes autistes peuvent, ailleurs, se sentir enfin comme les autres : « Le voyage, mieux que nulle autre thérapie, rend obsolètes les traumatismes passés. Vous vous sentez moche ? Peut-être faites vous-même partie avec moi des gens peu favorisés par Dame Nature ? Peu importe. Ce qui passe ici pour un défaut pourra devenir une qualité ailleurs ».
LA LANGUE QUE NOUS UTILISONS POUR NOUS EXPRIMER INFLUENCE NOTRE FAÇON DE PERCEVOIR LE MONDE QUI NOUS ENTOURE
Nous savions déjà que très tôt dans notre vie nous sommes sensibles à notre langue maternelle, dès les 3-4 premières semaines de sa vie un nourrisson est capable de faire la différence entre la langue maternelle et une langue qui lui est étrangère !
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L’apprentissage de cette langue initiale détermine notre vision du monde qui nous entoure tout au long de notre vie de manière spécifique selon un nombre infini de facteurs !
RENCONTRE AVEC EVA ILLOUZ SOCIOLOGUE ÉCRIVAIN PARTIE 1
« Hard Romance – Cinquante nuances de Grey et nous » par EVA ILLOUZ
La sociologue israélienne Eva Illouz montre à partir du succès du roman d’E.L. James comment un best-seller permet d’analyser les normes et les idéaux d’une société. Elle renoue avec sa thèse sur la souffrance amoureuse comme contrecoup de la libération sexuelle.
Eva Illouz est une sociologue franco-marocaine, née le 30 avril 1961 à Fès, où elle vivra dix ans avant de venir en France. Elle est diplômée de l’Université Paris X et de l’Université de Pennsylvanie, spécialisée dans la sociologie des émotions et de la culture. Elle débute sa carrière universitaire à Princeton puis revient en France enseigner à l’Institut de recherche sociale et à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Elle est actuellement professeure à l’Université hébraïque et dirige l’École des beaux-arts de Bezalel, à Jérusalem.
Qu’est-ce qui vous a amenée, Eva Illouz à penser qu’un best-seller est aujourd’hui un des baromètres de notre société et comment êtes-vous venue à travailler sur Cinquante nuances de Grey ?
RENCONTRE AVEC EVA ILLOUZ SOCIOLOGUE ÉCRIVAIN PARTIE 2
« La souffrance amoureuse a des causes sociales » , Eva Illouz
Eva Illouz est une sociologue franco-marocaine, née le 30 avril 1961 à Fès, où elle vivra dix ans avant de venir en France. Elle est diplômée de l’Université Paris X et de l’Université de Pennsylvanie, spécialisée dans la sociologie des émotions et de la culture. Elle débute sa carrière universitaire à Princeton puis revient en France enseigner à l’Institut de recherche sociale et à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Elle est actuellement professeure à l’Université hébraïque et dirige l’École des beaux-arts de Bezalel, à Jérusalem.
Eva Illouz : « La souffrance amoureuse a des causes sociales »
La sociologue Eva Illouz renouvelle en profondeur l’analyse de la souffrance amoureuse en la confrontant aux transformations de la modernité.




