Histoire vraie d’accident d’avion : Turbulences

par | Fév 20, 2016 | Mon Carré De Sable, MONDE, Psychologie - sociologie - philosophie | 0 commentaires

J’aimerais vous parler ce soir d’un livre écrit par Annette Herfkens narration d’une histoire vraie extrêmement bouleversant par le regard qu’il pose sur les capacités de résilience dont sont capables tous les êtres humains. 

Il s’agit de l’ histoire vraie d’un accident d’avion dans lequel 30 personnes ont pris place à bord et qui s’est écrasé : seule Annette a survécu miraculeusement et à finalement été secourue après huit jours d’attente et de souffrance atroce…

Au delà du côté inhabituel et terrifiant de l’élément déclencheur de ce récit – qui est une histoire vraie, il faut vraiment le mentionner – le plus impressionnant demeure la sensation mitigée qui nous étreint longtemps après avoir refermé le livre sur la dernière page, un peu à regret pour ma part, je dois l’avouer, j’aurais aimé prolonger plus longuement ce profond sentiment d’empathie que je ressentais pour l’auteure de ce récit.
C’est évidemment une immense compassion qui s’empare de tous les lecteurs qui se plongent dans ce livre, le drame est aussi inimaginable qu’un scénario catastrophe réalisé par les meilleurs studios hollywoodiens, qui auraient étudiés les péripéties les plus incroyables afin de maximiser au maximum le potentiel du film…
Sauf que nous sommes en pleine réalité et parfois, cette histoire vraie nous aménage des histoires palpitantes dépassant les fictions les plus extraordinaires.

C’est une telle aventure issue d’une histoire vraie qui est arrivée à Annette Herfkens, l’auteure du livre « Turbulences ». Mais, voyez plutôt, Récit de cet événement miraculeux : 

Nous sommes en 1992, quand un petit avion à bord duquel prenaient place 30 personnes à bord, 24 passagers et 6 constituant l’équipage, s’écrase dans la forêt vietnamienne, cinq petites minutes seulement avant d’atteindre sa destination finale, l’aéroport de Nha Trang.
Miraculeusement, une seule personne survit à l’accident, une jeune femme hollandaise, Annette Herfkens, elle publie aujourd’hui l’ histoire vraie qui lui est arrivée.
Pendant 8 jours interminables , elle va attendre les secours en pleine jungle, ne buvant que d’eau de pluie pour survivre.
Le récit est tellement incroyable qu’on a du mal à y croire. Pourtant, c’est la pure vérité nous assure-t-elle. Annette Herfkens, étant donc l’unique survivante de cet écrasement d’avion de la compagnie Vietnam Airlines. La version française, « Turbulences, le récit d’une survivante », est sortie ce mercredi 17 février.

Une histoire vraie pour une grande leçon de courage et de résilience

Bien sûr, il y a cette tragédie épouvantable de subir un grave accident aérien, dont tous les passagers périssent excepté une seule personne, qui devient une « miraculée » par défaut avec toutes les conséquences psychologiques que l’ont peut imaginer. C’est paradoxalement dans la suite de cet accident, pendant ces momentoù il a fallu se rendre à l’évidence pour Annette qu’elle était en vie et qu’elle devait survivre et se reconstruire en mémoire de ceux qui n’avaient pas eus sa « chance », qu’elle a dû lutter afin de dépasser ces flashs récurrents, ces cauchemars qui ont hanté ses nuits pendant des mois et des mois, inlassablement et même tous les moments où elle fermait ses yeux ; c’est dans ces moments-là que ce fut le plus terrible !
Ce livre est une véritable leçon de vie qu’Annette Herfkens adresse à tous ceux qui se sentent fatigués de vivre, qui trouvent que leur vie est un calvaire, lire ce qui lui est arrivé n’améliore pas notre condition mais nous la fait considérer sous un autre jour, un nouvel éclairage.
Le détail de l’accident qui bouleversera sa vie. Des propos qui on t été recueillis par le Huffington Post.
Ce jour du 14 novembre 1992 changea lavie d‘Annette Herfkensde fond en comble ; jeune et brillante trader de 31 ans, elle vit à Ho Chi Minh avec son petit ami, Pasje. Ils sont ensemble depuis 13 ans, Pasje s’est installé au Vietnam six mois plus tôt pour implanter deux filiales de la banque pour laquelle il travaille.
Nous étions là pour un voyage romantique que Pasje avait organisé“. Pour se rendre à Nha Trang, la destination finale de ce séjour en amoureux, ils doivent monter dans un petit avion. Annette est inquiète pour une raison qu’elle ignore et se sent fébrile, la suite lui indiquera qu’il y avait vraiment de quoi être tendue…
5 minutes avant l’atterrissage prévu, des turbulences se font sentir, soudaines et violentes. D’abord une première chute de l’avion dans un trou d’air puis une seconde encore plus violente, cette fois l’appareil est en chute libre pendant plusieurs secondes, la crainte saisit tout les passagers. “Pasje prend ma main, je prends la sienne, il a un air inquiet. Et soudain, tout devient noir”, se remémore-t-elle.
“Quand j’ouvre les yeux, je peux voir la jungle. J’ai quelque chose de lourd sur moi, je le pousse. Il s’avère que c’était un corps écartelé. J’aperçois Pasje, il est mort”, poursuit-elle cliniquement.
Elle sombre à nouveau, la peur et la douleur sont à peine soutenable, elle s’évanouit…
En se réveillant, elle se rappelle d’être assise hors de l’avion, dans la jungle. Un homme est vivant à côté d’elle, il va agoniser rapidement etmourir dans les heures qui suivent. Elle se retrouve seule
Annette n’a alors qu’un seul plan : essayer de survivre une semaine près de l’avion en attendant les secours. Si personne ne l’a trouvée d’ici là, elle tentera sa chance dans la jungle pour ne pas mourir de faim.
IL faut savoir qu’elle n’est pas indemne, elle est même gravement blessée, les hanches brisées, et plusieurs fractures ouvertes, ses os sont visibles, elle ne peut pas se déplacer sans souffrir atrocement.
Pendant 8 jours, elle ne va boire que quelques gorgées d’eau de pluie.
Elle est gelée mais parvient à enlever le poncho que portait l’une des passagères. Il lui tient suffisamment chaud pour qu’elle ne meure pas de froid.
Lorsque les secours arrivent enfin, huit jours se sont écoulés, Annette se considérait déjà comme morte, son sauvetage est donc une surprise !
Le corps humain possèdeune capacité mentale de survie possède insoupçonnée quand il est confronté àdes moments d’extrême urgence. Au-delà de la soif, Annette Herfkens souffrait de ses blessures, sans parler de la douleur psychologique liée au décès de son compagnon et de l’angoisse d’être seule au milieu de nulle part, elle s’est focalisée essentiellement sur sa survie et rien d’autre.

“Je me suis concentrée sur la beauté de l’environnement”

Ples psychologue dans un tel cas utilise le terme“compartimenter”. Elle s’est concentrée sur l’essentiel: la survie, en faisant abstraction de tout le reste. “Ne pense pas à Pasje. Ne pense pas à Pasje”, répète-t-elle inlassablement dans son livre comme un leitmotiv.
Ne pas penser non plus à ses blessures, ni aux dangersqui pourraient roder dans les environs, ni à la mort éventuelle,aux secours qui arriveront peut-être trop tard. De toute façon se dit-elle, je devrait déjà être morte une fois !
“J’ai écouté mon cœur, mes intuitions, j’ai réalisé à quel point c’était important d’être là, en vie”, poursuit-elle. Même son sauvetage a été une épreuve !
Après le crash, Annette Herfkens a évidemment dû se reconstruire. Physiquement d’abord, puis psychologiquement. Mais ce n’est pas l’accident, ni la survie dans la jungle qui sont le plus douloureux à ses yeux, c’est la perte de son fiancé Pasje. Ce n’est qu’une fois les secours sur place qu’elle sort de son état de survie et doucement se remet en mode réflexion c’est alors qu’elle perçoit une autre dimension, qu’elle réalise qu’il est bel et bien décédé, qu’elle l’a perdu à tout jamais. “C’était assez sympa de mourir finalement. C’est revenir à la vie sans lui qui a été difficile, j’ai eu le sentiment longtemps qu’il m’avait abandonné”, avance-t-elle.
Évidemment, les premiers vols en avion dans les mois qui ont suivi l’accident étaient horribles pour elle. Elle jouaità la Game Boy pour se distraire pendant les voyage, mais surtout pour conjurer sa frousse. A ceux qui ont peur de prendre l’avion, elle voudrait dire une seule chose: “survivre est bien pire que de s’écraser”. “Cela a l’air spectaculaire mais on n’a pas le temps de réaliser ce qui nous arrive”, ajoute-t-elle.
“Il faut être dans l’instant présent” (dans la vie comme dans la jungle)
Aujourd’hui, elle comprend mieux ce qu’elle a vécu pendant cette “expérience”, cette histoire vraie de huit jours dans la jungle qu’elle décrit comme étant “belle”, étonnamment.
Les lectures qu’elle a faites depuis le crash, sur le bouddhisme notamment, ont mis cet événement en perspective. Nommant régulièrement l’une de ses grandes inspirations, le médecin et penseur d’origine indienne Deepak Chopra.
“J’ai appris qu’il faut être dans l’instant présent. Que si l’on se concentre sur quelque chose, cela devient beau et on peut en tirer de l’énergie”.
Deepak Chopra est fils de cardiologue, son père le prédestine à une carrière médicale et l’envoie se spécialiser en endocrinologie aux Etats-Unis. Diplômes obtenu, Deepak devient chef de service au New England Memorial Hospital. C’est peu de temps après qu’il fait une rencontre qui sera décisive : Brihaspati Dev Triguna, une sommité mondiale de la médecine ayurvédique. Puis, une autre rencontre viendra sceller sa destinée, c’est celle de Maharishi Mahesh Yogi, le fondateur de la Méditation transcendantale, dont ont été adeptes les Beatles entre autres… 
 
IL finira par fonder l’Association américaine de médecine ayurvédique. Elle lui permet de rencontrer des scientifiques de haut vol, qui l’initient aux plaisirs métaphysiques de la physique quantique.
Réunissant des milliers d’adeptes, il a une renommée internationale et un succès énorme, parfois décrié par ses détracteurs
Quoi qu’il en soit, la reconstruction psychologique et physique, quand on a été détruit à ce point là, s’accommode il me semble de biens des considérations, et nivelle bien des perspectives, finalement la vie est tellement belle à bien considérer, ce n’est pas Annette Herfkens qui nous dira le contraire dans son livre histoire vraie émouvant et malgré tout plein d’espoir !
Je n’ai pas parlé de toutes les épreuves vécues par l’auteure, notamment une qui est constante et lui demande une présence et une constance de tous les instant, survivre à un grave accident ponctuel est une chose, vivre une tragédie tout au long de sa vie en est une autre totalement différente, chapeau à Madame Herfkens.

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