Le canari du nazi- Collectif d’auteurs de l’UPC

par | Jan 4, 2016 | INDIVIDU, Les Arts et Cultures, Mon Carré De Sable | 0 commentaires

aprés la fin de Bernard Werber, j’enchaîne avec un collectif d’auteurs, Michel Onfray et ses amis de l’Université populaire de Caen :

” Le canari du nazi ” Essais sur la monstruosité… 

Titre intriguant ce titre, Le canari du nazi, mais Onfray dévoile le sens dès l’introduction du livre : c’est parce qu’Himmler, quand il rentrait tard le soir chez lui retirait ses chaussures et faisait doucement pour ne pas réveiller son canari endormi : Le canari du nazi
Je lis actuellement un article concernant Lilith, très intéressant … 

Le canari du nazi, un essai sur la monstruosité de l’homme  

Afin de condamner le comportement antisocial des femmes insoumises, peut-on lire dans le canari du nazi, des figures féminines légendaires ont été altérées par les promoteurs d’une image tantôt insipide tantôt diabolique de la féminité. Tel fut le sort jeté à Lilith, figure originelle de l’insoumission, transformée en monstresse infernale, en démone nocturne, en épouse du Mal avant d’être revalorisée au cours du XXième par des écrivaines et des artistes qui s’en emparent pour dire l’émancipation de la femme moderne.”

  

C’est dans le Le canari du nazi et c’est à suivre … 

Le canari du nazi : Lilith (en hébreu : לילית) est une figure démoniaque de la tradition juive. Elle est à l'origine un démon féminin mésopotamien. Dans les légendes juives qui se répandent au Moyen Âge, Lilith est présentée comme la première femme d'Adam, avant Ève. Elle constitue une figure récurrente dans les rituels magico-religieux car elle représente un danger pour les femmes enceintes et pour les enfants que l'on protège grâce à des amulettes.

Le canari du nazi, un livre de Michel Onfray et un collectif d’auteurs de l’Université populaire de Caen

Dans le livre Le canari du nazi, Lilith serait l’incarnation féminine du mal, du vice et de la tentation.  
Cet ouvrage, Le canari du nazi, publié sous la direction de Michel Onfray dans la collection Universités populaires et Cie, se propose de questionner les concepts de monstre et de monstruosité à travers douze articles issus d’un cycle de conférences organisées par l’Université populaire de Caen. Pour parvenir à cerner au plus près cette notion complexe et généralement assez peu étudiée, les divers « essais sur la monstruosité » convoquent de multiples disciplines : littérature, art, histoire, psychanalyse, économie, sociologie… : « Nous ne manquons pas de voie d’accès à l’éternelle monstruosité des hommes », écrit à ce propos Michel Onfray dans son introduction du canari du nazi, (p. 6). Car il n’est pas uniquement question, dans cet ouvrage, de créatures mythologiques et fabuleuses. La notion de monstruosité est aussi appliquée à l’être humain, et même à la société toute entière, remettant ainsi en cause le préjugé selon lequel le monstre est inhumain par nature : « le pire n’est pas que le monstre soit, mais qu’il n’ait pas toujours la tête de l’emploi… Quand il ressemble à ce qu’il est, la chose devient facile. Mais la plupart du temps, le monstre arbore une figure humaine… » (p. 5 du canari du nazi). Les enjeux majeurs de cet ouvrage seront donc de parvenir à situer et à définir la monstruosité, qu’elle soit extérieure ou propre à l’être humain, d’en étudier les manifestations mais aussi, et peut-être surtout, d’en comprendre les causes.
2 La première partie du livre Le canari du nazi, intitulée « Les monstres, figures mythiques », s’intéresse plus particulièrement aux représentations artistiques et littéraires des créatures monstrueuses. Gérard Poulouin, dans son article « Aux confins, le monstre », établit une typologie précise de la notion, qu’il illustre à l’aide d’exemples variés. L’auteur parvient à unifier les multiples aspects que peut prendre le monstre, en le définissant comme un écart par rapport à la normalité et aux règles communes, dans les domaines biologique, moral et politique. C’est pourquoi, conclut-il, la définition de la monstruosité humaine, dans le domaine moral, ne peut échapper au relativisme, la frontière entre humanité et inhumanité étant beaucoup plus ténue qu’elle n’y paraît…Car à la différence des monstres fabuleux, les monstres humains sont proches de nous, « ils sont à côté de nous, voire nous-mêmes. » (p. 32)
3 Dans le deuxième article, Alexandra Destais s’intéresse au mythe biblique de Lilith, la première femme d’Adam, envoyée en Enfer à cause de son insoumission. À travers l’histoire des représentations de cette femme « insoumise, sacrilège, séductrice » (p. 38), l’auteure montre comment la figure monstrueuse de Lilith a progressivement évolué jusqu’à devenir un symbole de l’émancipation féminine dans le dernier quart du XXe siècle.
4 Le troisième article du canari du nazi, « Quand la raison vacille : démon(s)trer l’incongru » écrit par l’historien des sciences et des techniques Jean-Pierre Le Goff, se donne pour but d’illustrer « l’insanité d’une opposition assez bien portée par le sens dit commun : rationalité et sensibilité. » (p. 46). Dans son propos, mêlant de façon originale exemples tirés des domaines artistique et scientifique, l’auteur s’attache à montrer que l’irrationalité et l’intuition sont aussi bien du côté de l’art que du côté de la science et de la mathématique, disciplines dont certains « monstres » – comme le cinquième postulat d’Euclide, selon lequel deux droites parallèles ne se touchent jamais – n’ont pas encore été « démonstrés » : « Ces monstres de mathématiques […] ont fini par obtenir droit de cité, parce que l’utilité des fictions fabriquées à partir d’eux pour résoudre des problèmes jusque-là réputés insolubles s’est avéré un moyen puissant de leur intégration »(p. 67).
 
5 Gilles Geneviève, dans le dernier article de cette première partiedu livre Le canari du nazi, tente de répondre à la question « Qui est le monstre ? », en montrant à quel point la part de responsabilité du parent est grande dans l’éducation qu’il donne à l’enfant, puisque celle-ci conditionne de manière considérable l’état de la société future. On regrettera peut-être l’absence de références extérieures (ouvrages, études, chiffres, etc.) qui nuit à la précision de l’argumentation et, de manière générale, à la validité du propos.
 
6 Dans un second temps, l’étude se concentre plus spécifiquement sur les comportements et les représentations de ces « Monstrueux humains », tour à tour fascinants et terrifiants, qui vivent dans nos sociétés modernes et contemporaines. Ainsi la philosophe Séverine Jauffret étudie-t-elle la « monstruosité féminine » à travers le cas des mères infanticides et le problème, particulièrement récent, du déni de grossesse. « La criminalité féminine contrevient à des stéréotypes sociaux presque immémoriaux : il y aurait comme un antagonisme entre le féminin et le crime, la violence, le meurtre sanglant. Cet antagonisme présumé tient au lien implicitement établie entre féminité et maternité. » (p. 100). L’article analyse l’évolution de cette « criminalité féminine » depuis la figure antique et mythologique de Médée jusqu’aux « affaires » les plus récentes d’infanticide maternel, et met à jour l’extrême diversité des situations, en étudiant notamment le rapport de la femme enceinte ou nouvellement mère à son propre corps. Là encore, la frontière entre humanité et monstruosité semble particulièrement ténue.
7 Michel Onfray s’attaque ensuite à la tenace « légende » sadienne construite par Apollinaire dans son anthologie publiée en 1909. Ce dernier fait du marquis un personnage féministe, abolitionniste, républicain et libertaire ; une « légende », pour Michel Onfray, que perpétuera toute une génération d’intellectuels : Barthes, Bataille, Deleuze, Foucault, Lacan…Or pour le philosophe, le marquis de Sade est véritablement un monstre humain, dont l’œuvre constitue le reflet de sa propre vie : « La lecture d’une biographie suffit pour constater que Sade n’a pas fictionné son monde et qu’il ne s’est pas contenté de le théoriser, car il l’a pratiqué pendant de nombreuses années avant son incarcération. » (p. 121).
8 Arno Gaillard, spécialiste du cinéma, évoque pour sa part des monstres « bienveillants et drôles » (p. 126), les « monstres sacrés du septième art » des années 1930, et rend un hommage poétique au cinéaste Fernando Arrabal. L’article suivant, intitulé « Le nouveau monstre moral : l’abolition du libre-arbitre », étudie l’évolution des représentations du monstre dans l’Histoire, et interroge la part de responsabilité qu’il porte en lui. Bénédicte Lanot montre que contrairement au monstre antique, victime d’une malédiction, et au monstre classique, qui conserve toujours son libre-arbitre, le monstre moderne est quant à lui mauvais par nature. À travers une analyse critique fine des Bienveillantes, Bénédicte Lanot pointe le danger que constitue cette « monstruosité par nature », propre à la fiction moderne : « Sans la reconnaissance d’une forme de « libre arbitre », sans cette foi dans le principe de dignité accordé à l’ensemble de l’humanité, il n’est, pour le criminel, ni réparation ni réinsertion possibles. » (p. 134).
9 La deuxième partie de l’ouvrage prend fin par l’article de la psychanalyste Myriam Illouz, intitulé « L’Homme du XXIe siècle serait-il devenu un monstre ? », et qui décrit les symptômes de l’homme « hypermoderne » : individualiste, désengagé, ne vivant qu’au présent, exhibant sans cesse sa vie virtuelle, une vie vidée de sens. L’auteur constate avec amertume l’abandon progressif de la psychanalyse au profit de thérapies purement individuelles, qui « abandonnent le patient à sa solitude ultime » (p. 171), au lieu de l’aider à mieux se comprendre au travers de sa relation à l’autre.
10 La troisième et dernière partie, « Monstruosités du monde », élargit la notion de monstre, qu’elle applique à la société moderne toute entière. L’artiste et écrivain Françoise Niay évoque ainsi sa relation sentimentale avec l’ « Artsenal », une usine de fabrication de chars d’Issy-les-Moulineaux devenue en 1990 un atelier « monstre » regroupant 46 artistes de 15 nationalités différentes, jusqu’à sa fermeture définitive en 2002. Brève mais intense période d’émulation créatrice…
11 Dans « L’Etat, le plus froid des monstres froids », la philosophe Paule Orsoni analyse la notion d’Etat selon le point de vue nietzschéen : une institution qui, pour réguler la violence inhérente à l’homme, le dénature et inhibe son instinct : « Cet ordre politique que nous avons finalement intériorisé, ce « monstre » nous dévore bien de l’intérieur, avec notre consentement de surcroît. » (p.195). C’est par la Volonté de Puissance que l’homme peut effectuer le dépassement de soi qui lui permettra de se libérer du monstre étatique…
12 Enfin le dernier article, écrit par l’économiste Nicolas Beniès, relate le basculement qu’a connu le monde durant ces trente dernières années marquées par la victoire de l’idéologie libérale, un basculement qui a conduit l’humanité à une crise systémique, financière, économique et écologique. « La barbarie s’est faite une visage, celui d’un capitalisme mangeur d’êtres humains, organisant la pauvreté, les inégalités, en faisant reposer la responsabilité d’un système absurde sur les individus qui en sont victimes. » (p. 218).
13 Le Canari du nazi se caractérise dans son ensemble par une accessibilité et une parole engagée que l’on trouve rarement dans les comptes-rendus de conférences… au risque de traiter un peu légèrement certains thèmes. Si la variété et l’originalité des thèmes abordés permettent une lecture plaisante de l’ouvrage, celui-ci n’épuise en rien le domaine immense que constitue la recherche sur la monstruosité. Ces « essais sur la monstruosité » invitent le lecteur à s’interroger sur les multiples paradoxes de la nature et sur les contradictions profondes qui animent l’être humain.

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