Pouvoir, Domination et Résistance, comment s’exercent-ils-1?

Pouvoir, Domination et Résistance, comment s’exercent-ils-1?

Nota Bene 

Avant toute chose, en préambule à cet article, je tiens à mentionner que je viens de terminer ce matin la lecture de l’excellent livre de Juan Branco « CRÉPUSCULE », qui est un pamphlet édifiant du monde complètement sordide qui constitue l’univers politique depuis la stupéfiante ascension d’Emmanuel Macron au sommet de la pyramide étatique. La nausée m’a assailli crescendo en lisant la plaidoirie implacable de cet avocat qui s’est monopolisé pour des causes louables, je comprends finalement les motivations qui l’ont conduit à ces démarches et je salue ses hautes valeurs morales.
Merci Juan de nous encourager à rester des citoyens éveillés, responsables et intègres !

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une lecture croisée de Machiavel, Sun Tzu et La Boétie

 

Dans un de mes articles précédents je comparais deux philosophes-intellectuels dont les avis divergeaient quant (Kant = LOL) à la nature intrinsèque de l’Être humain, Thomas Hobbes et Jean-jacques Rousseau.

Pour le premier l’Homme est un loup pour l’Homme pour le second, par contre l’Homme est naturellement bon, contrairement à son environnement qui le corrompt.
J’ai ressenti le besoin de continuer sur cette exploration de la manière dont s’exercent le Pouvoir et la Domination dans les sociétés et comment peuvent s’exercer les résistances.

En préambule, je souhaite particulièrement mettre en valeur la chaîne Youtube de Le Précepteur = https://www.youtube.com/@Le_Precepteur :
Son auteur vulgarise formidablement bien une foule de sujets principalement axés sur la philosophie et qui constitue un réservoir énorme de références classiques et actuelles, un bassin de réflexions inépuisables sur tous les questionnements que nous pouvons nous poser ; Le Précepteur nous fournit des réponses claires et détaillées.
J’ai donc choisi de faire figurer trois vidéos consacrées aux trois auteurs dont j’évoque ici les ouvrages, merci pour cette contribution audiovisuelle primordiale !

Ce premier article est une approche préliminaire et surtout l’exposition de quelques réflexions qui me viennent en rajoutant trois textes directement liés à l’expression de ces trois notions majeures de la gouvernance que représentent Pouvoir, Domination et Résistance.

Pouvoir, domination et résistance vus par trois auteurs

Machiavel, Sun Tzu et La Boétie, trois textes fondateurs, trois époques, trois perspectives sur une question éternelle : comment s’exerce le pouvoir, et comment y répondre ?

Le Prince de Nicolas Machiavel (1513),

L’Art de la guerre de Sun Tzu (Ve siècle av. J.-C.) et le

Discours de la servitude volontaire d’Étienne de La Boétie (1576) forment un triangle intellectuel fascinant.

À première vue, tout les sépare : un traité politique florentin, un manuel stratégique chinois, un pamphlet philosophique français. Pourtant, ces trois œuvres dialoguent autour d’un même noyau : la nature du pouvoir, les mécanismes de la domination et les conditions de la liberté.

Présentation des œuvres

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Le Prince — Machiavel (1513)

Rédigé dans une Italie morcelée et en proie aux invasions, Le Prince est un manuel à l’usage du souverain ambitieux. Machiavel rompt avec la tradition des « miroirs des princes » moralisateurs : il décrit ce qui est, non ce qui devrait être. Son prince idéal sait manier la ruse du renard et la force du lion, adapter sa conduite aux circonstances, et préférer être craint qu’aimé — si l’on ne peut être les deux.

Thèse centrale : la politique obéit à ses propres lois ; la virtù (énergie, habileté) du dirigeant doit dompter la fortuna (le hasard) pour conquérir et conserver le pouvoir.

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L’Art de la guerre — Sun Tzu (Ve siècle av. J.-C.)

Ce traité stratégique, composé de treize chapitres lapidaires, dépasse largement le cadre militaire. Sun Tzu enseigne que la victoire suprême consiste à vaincre sans combattre : par la ruse, la connaissance de l’ennemi et de soi-même, la maîtrise du terrain et du temps. La guerre n’est qu’un instrument au service d’objectifs politiques plus larges.

Thèse centrale : la supériorité stratégique repose sur l’intelligence, l’adaptabilité et l’économie des forces — jamais sur la violence brute.

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Discours de la servitude volontaire — La Boétie (vers 1548, publié en 1576)

Écrit à dix-huit ans, ce texte fulgurant pose une question dérangeante : pourquoi les peuples obéissent-ils à un tyran qui, seul, n’a aucune force ? La Boétie renverse la perspective : le pouvoir du maître n’existe que par le consentement des dominés. La servitude est « volontaire » parce qu’elle se perpétue par l’habitude, la corruption et les chaînes de complicité.

Thèse centrale : la liberté se reconquiert non par la révolte armée, mais par le simple refus collectif d’obéir.

Axes de comparaison

1. La conception du pouvoir

Dimension Machiavel Sun Tzu La Boétie
Qui détient le pouvoir ? Le prince, par conquête ou héritage Le général, mais au service de l’État Personne intrinsèquement — le tyran n’est qu’un homme
Source du pouvoir Force, ruse, réputation Connaissance, position, momentum Consentement des sujets
Finalité Maintenir l’État, la gloire Victoire stratégique, préservation de l’État Liberté naturelle de l’homme

 

Machiavel adopte une vision réaliste et instrumentale : le pouvoir est un fait, il s’agit de le saisir et de le garder. Sun Tzu partage ce pragmatisme mais insiste sur l’efficience — le bon stratège minimise le coût de la domination. La Boétie, lui, déconstruit le pouvoir : il n’est qu’une illusion collective, un édifice fragile reposant sur la passivité des dominés.

2. Le rapport entre le dirigeant et le peuple

Pour Machiavel, le peuple est une variable à gérer : il faut éviter sa haine, cultiver sa crainte respectueuse, parfois le manipuler par des apparences de vertu. Le prince sage ne s’aliène pas les masses, car elles sont le terreau de sa stabilité.

Sun Tzu évoque peu le peuple en tant que tel, mais sa logique s’applique : l’armée (et par extension la société) doit être unie, motivée, bien commandée. Un général qui perd la confiance de ses troupes court à la défaite.

La Boétie inverse radicalement la focale : le peuple est le véritable acteur. S’il cesse de porter le tyran, celui-ci s’effondre. La domination n’est pas imposée d’en haut ; elle est acceptée, intériorisée, reproduite d’en bas.

3. La ruse, la force et la légitimité

Machiavel distingue deux modes d’action : les « lois » (propres aux hommes) et la « force » (propre aux bêtes). Le prince doit maîtriser les deux, en privilégiant la ruse (le renard) sur la violence ouverte (le lion). La légitimité importe moins que l’efficacité.

Sun Tzu pousse cette logique plus loin : tout l’art de la guerre est fondé sur la tromperie. Paraître faible quand on est fort, proche quand on est loin, désorganisé quand on est prêt. La victoire idéale est celle qui n’exige pas de bataille.

La Boétie, lui, dénonce précisément ces artifices. Le tyran ne règne que par une cascade de complicités : il achète les uns, flatte les autres, distribue des miettes de pouvoir pour créer des gardiens de sa servitude. La ruse ici n’est pas stratégie militaire, mais mécanisme social d’assujettissement.

4. Morale et politique

C’est peut-être le point de divergence le plus net.

Machiavel sépare explicitement morale privée et raison d’État. Un prince peut être cruel, parjure, impie — pourvu qu’il le soit avec discernement et que cela serve la stabilité. La fin (l’État fort) justifie les moyens.

Sun Tzu ne moralise pas davantage, mais sa pensée contient une éthique implicite de modération : ne pas épuiser son peuple, ne pas prolonger les guerres, ne pas détruire inutilement. L’excellence stratégique est économe, donc relativement humaine.

La Boétie réintroduit une dimension éthique fondamentale : la servitude est une déchéance morale, une « monstrueuse chose » qui corrompt aussi bien le tyran que ses sujets. La liberté n’est pas seulement un état politique, mais une dignité.

ans les dystopies classiques 1984 et Le Meilleur des mondes, le passé est effacé par dessein. Winston revise les archives pour les aligner sur le récit officiel, qui évolue constamment. Dans le futurisme d’Aldous Huxley, les bébés naissent de machines, et l’idée d’une naissance naturelle est choquante. Une mentalité vers laquelle semble vouloir nous guider le transhumanisme !

Convergences inattendues

Malgré leurs différences, les trois auteurs partagent plusieurs intuitions :

  • Le pouvoir repose sur la perception autant que sur la réalité. Machiavel insiste sur les apparences du prince ; Sun Tzu sur la manipulation des perceptions ennemies ; La Boétie sur l’illusion de toute-puissance du tyran.
  • La connaissance est une arme. Connaître la nature humaine (Machiavel), connaître l’ennemi et soi-même (Sun Tzu), comprendre les mécanismes de la domination (La Boétie) — dans les trois cas, lucidité et discernement sont les clés de l’action efficace.
  • L’inertie est l’alliée du pouvoir établi. Machiavel sait que les hommes hésitent à changer de maître ; Sun Tzu exploite la lenteur de réaction de l’adversaire ; La Boétie déplore l’habitude qui engourdit les peuples asservis.

Une triangulation féconde

Lire ces trois textes ensemble permet de cartographier le phénomène du pouvoir sous trois angles complémentaires :

  1. La perspective du dominant (Machiavel) : comment acquérir, exercer et conserver le pouvoir.
  2. La perspective du stratège (Sun Tzu) : comment mobiliser le pouvoir efficacement face à un adversaire.
  3. La perspective du dominé (La Boétie) : comment le pouvoir s’effondre dès que cesse le consentement.

Cette triangulation révèle une vérité centrale : le pouvoir n’est jamais unilatéral. Il est relation, équilibre instable, jeu permanent entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent. Machiavel et Sun Tzu enseignent à jouer ce jeu ; La Boétie rappelle qu’on peut toujours en sortir.

Actualité de ces trois pensées

Ces œuvres n’ont rien perdu de leur pertinence.

Machiavel éclaire les logiques du pouvoir contemporain : communication politique, gestion de crise, arbitrage entre popularité et fermeté. Sa lucidité désenchantée reste un antidote aux naïvetés idéalistes.

Sun Tzu irrigue la pensée stratégique moderne, du management à la cybersécurité. Son principe fondamental — vaincre sans combattre — inspire les doctrines de dissuasion, les guerres économiques, les stratégies d’influence.

La Boétie résonne avec les mouvements de désobéissance civile, de Gandhi à Hong Kong. Son intuition — le pouvoir s’évanouit quand on cesse de le soutenir — fonde toute une tradition de résistance non violente.

Conclusion

Le Prince, L’Art de la guerre et le Discours de la servitude volontaire forment un triptyque indispensable pour quiconque veut penser le pouvoir dans sa complexité. Machiavel en révèle la mécanique, Sun Tzu en affine l’art, La Boétie en expose la fragilité.

Ensemble, ils dessinent une leçon paradoxale : le pouvoir est à la fois omniprésent et précaire. Il exige effort, ruse, vigilance constante — et peut s’écrouler en un instant si ceux qu’il domine décident, simplement, de ne plus jouer le jeu.

Le mythe merveilleux de l’Atlantide

Le mythe merveilleux de l’Atlantide

Pour toi Émy, petite narration de ce mythe merveilleux de l’Atlantide

Avant toute chose, comment nous est parvenue cette fabuleuse légende de l’Atlantide, ce récit mythique qui a traversé les siècles pour parvenir jusqu’à nous ?

Les historiens font officiellement remonter le début de cette histoire au célèbre philosophe grec Platon (428 – 347 av. J.-C.) qui évoque dans deux de ses ouvrages, le Timée et le Critias, l’existence d’une île fantastique, sur laquelle vit une population à la culture très développée, ayant des connaissances scientifiques poussées notamment en astronomie, une organisation sociale très en avance sur son époque et même supérieure à la notre tant du point de vue technologique, environnemental et spirituel…
Platon assure dans ces ouvrages qu’il tient ces informations de source sûre et ne sont pas des allégories.

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Brève histoire du mythe merveilleux de l’Atlantide


Le destin de l’Atlantide s’est toutefois soldé par une fin tragique, puisqu’un immense cataclysme se serait abattu sur cette civilisation et que toute l’île aurait été submergée et totalement engloutie par les flots rugissants, faisant disparaître à jamais toutes traces de l’existence même des atlantes, notamment de la cité mythique, Atlantis !

Ce récit fantastique interpelle l’âme humaine dans la mesure où il constitue un avertissement critique quand la puissance technologique dépasse la sagesse morale, cela peut conduire inéluctablement à un effondrement catastrophique tel que l’a vécue la civilisation atlante !
Fait troublant, Platon fait remonter cette extinction à environ 12000 ans ; ce qui correspond à une période caractéristique mise au jour par les dernières recherches scientifiques de bouleversements climatiques et géologiques (la disparition des dinosaures) sur notre planète, ce qui donne du crédit aux allégations du philosophe.

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Évolution du mythe de l’Atlantide

Ce récit est resté longuement négligé au cours de l’histoire étant considéré comme une simple légende servant à illustrer des notions philosophiques essentiellement.
Toutefois, depuis l’époque de la Renaissance s’est développé un attrait nouveau pour cette théorie et de nombreuses personnes se sont intéressées à son histoire, cartographes, géologues, historiens, ésotéristes se sont penchés sur l’Atlantide et ont tenté de démêler cette énigme.

Au 19° siècle un auteur américain, Donelly a écrit un best seller intitulé « Atlantide : Le monde antédiluvien » qui a redonné un gros coup de boost à l’intérêt des gens pour l’Atlantide, depuis lors, cet attrait pour cette légende n’a pas décliné et c’est l’objet de beaucoup de romans, livre de S. F., films, séries et reportages qui lui sont consacrés.

Mon opinion sur la véracité du mythe de l’Atlantide

Pour ma part, mon opinion sur la véracité de ce mythe est mitigée, cela semble évidemment tellement fantastique qu’il ait pu exister une telle civilisation ayant atteint un niveau de développement aussi élevé mais qui a disparu soudainement (en l’espace d’un jour et d’une nuit tout a brusquement été balayé) semble trop beau pour être vrai, bien évidemment.
Toutefois certains faits sont troublants : dans toutes les mythologies et tous les textes fondateurs de l’humanité, il existe cette référence à un « Paradis perdu » ou à l’arche de Noé pour se sauver du déluge terrible ; non seulement dans les textes sacrés des religions monothéistes mais aussi dans ce qui constitue les traditions orales des peuples autochtones ; ce qui est depuis peu validé par les découvertes archéologiques.

Une théorie me séduit également beaucoup, c’est celle qui relate que certains Atlantes ayant survécu à la catastrophe, ont migré vers d’autres point du globe ce qui pourrait expliquer des similitudes très troublantes entre des sites où sont construits des édifices stupéfiants utilisant des technologies totalement inconnues pour cette époque et dont même certaines techniques sont encore impossibles à reproduire avec nos technologies actuelles !

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Il suffit de voir les pyramides de Gizeh, Tiwanaku, Machu Picchu, Sachsayhuaman, Nazca ; Australie, …


Partout dans le monde il existe des endroits où la civilisation semble être spontanément apparue en utilisant des technologies venues de nulle part, des faits qui sont impossibles à expliquer par tous les archéologues classiques et qui défient totalement la chronologie officielle de l’histoire de notre humanité.
Tout cela me donne de sérieux doutes sur ces indices qui ont contribué à me faire me questionner sur tous ces éléments et qui continuent de me faire réver encore aujourd’hui !

La morale que peut nous suggérer le mythe de l’Atlantide

Et s’il y avait une part de vérité dans tout ça, si ça n’était pas qu’un mythe et qu’il a effectivement existé des civilisations avant la notre – que notre science considère directement descendante des préhistoriques (et accessoirement des singes) qui furent d’abord nomades puis sédentaires avant d’évoluer (!) vers ce que nous sommes maintenant devenus – qu’il soit impossible que notre monde ait pu connaître différents épisodes ; des ères antérieures à la notre mais qu’à chaque fois la bêtise humaine, la duplicité l’oubli de cette sagesse morale évoquée plus haut se soient à chaque fois terminées par la destruction totale ou partielle de nos humanités impliquant une amnésie traumatique avant que le cycle de l’évolution ne recommence avec une nouvelle aventure
On serait donc plus dans un schéma d’un monde sans fin plutôt que d’une histoire unique avec un début et une fin.
C’est ce que reflète certaines religions qui décrivent un monde circulaire plutôt que rectiligne.

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Effondrement inévitable de notre société

Effondrement inévitable de notre société

Lettre ouverte aux Français suite à ce terrible drame dans le Gers provoquant un effondrement

Cet effondrement qui vient de se produire ces derniers jours dans le Gers est d’une horreur insupportable, au-delà de la révolte innommable que ce crime atroce peut susciter auprès de la population – on ne peut même pas se figurer les sentiments qui ont assaillis les parents, les proches et amis de la petite victime – d’autant plus qu’ils resteront stigmatisés à vie par ce crime inhumain qui réveille chez beaucoup d’entre nous le réflexe de penser que certains actes abjects ne sauraient trouver d’apaisement qu’en éliminant l’individu à l’origine de cette atrocité pour être certain que toute récidive lui devienne définitivement impossible !

La peine de mort comme sanction de sécurité sociétale face aux effondrements de nos valeurs ?

L’argument massue de la plupart des « pays dits civilisés » qui ont mis fin à cette pratique barbare et inhumaine que représente la mise à mort d’un individu suite à des actes d’une sauvagerie extrême est issue du débat millénaire entre les partisans de la bonté innée de l’Être humain vis-à-vis de ses semblables, Rousseau en étant un exemple typique à l’opposé d’un philosophe tel que Hobbes qui affirmait que l’homme est au contraire « un loup pour l’homme ».

Il s’avère qu’en France, forte de l’influence de son siècle des Lumières, ce sont les préceptes de Rousseau qui ont inspirés les fonctionnements du système judiciaire national.

Rousseau et Hobbes, deux visions contradictoires de l’Homme ?

L’idée de base peut effectivement être louable = tout justiciable qui se repent doit effectivement avoir droit au pardon quant il intègre que son délit était une erreur qui a apporté nuisance à ses congénères, à son environnement ; un jugement éclairé et bienveillant dans ces conditions favorise une réinsertion souhaitée par tous : c’est le fait d’une justice juste et impartiale, c’est aussi le devoir de l’État à qui le Peuple a délégué ce pouvoir ultime pour que cette indépendance puisse s’exprimer.

Mais cette universalité et cette indépendance des instances judiciaires ne peut conserver sa légitimité, et surtout la confiance de la population, que dans la mesure où elle exerce son ministère avec transparence, impartialité et diligence ; la moindre présomption de conflit d’intérêt ou de soupçons de deux poids deux mesures entraînera automatiquement une rupture de confiance.

Errements apparents des systèmes judiciaire et répressif, un effondrement de notre société

C’est maintenant ce qui se passe chez nous en France avec la succession de plusieurs événements qui mettent en lumière des dysfonctionnements graves qu’il est impossible de dissimuler !

Cela tourne autour de ces actes ignobles, inqualifiables d’un individu qui depuis dix ans a fait l’objet de multi-plaintes pour comportements inadaptés, attouchements puis viols aggravés et maintenant il est en garde-à-vue pour soupçons très sérieux de meurtre de Lyhanna….

L’immense lenteur, ou plutôt de la torpeur, pour ne pas dire un coma profond des instances judiciaires et policières quand on apprend que cet individu n’a jamais été inquiété durant toutes ces années alors qu’il avait été identifié sans aucune équivoque comme étant l’auteur de crimes contre des enfants doit questionner non seulement sur le fonctionnement de la gestion de la sécurité sur notre territoire mais plus profondément sur la conception de sa gouvernance et sur les moyens qu’on accorde à son fonctionnement.

Sentiment de 2 poids 2 mesures intolérable aux yeux des Français

En tant que père de famille, je suis personnellement révulsé par ce qui vient de se passer, au point de me dire qu’il serait souhaitable de réfléchir à l’échelle nationale si un tel crime ne devait pas à l’avenir faire l’objet d’un jugement exceptionnel pour empêcher que cet individu puisse jamais récidiver, c’est une question de sécurité pour notre société = devant de telles récidives les risques de nuisances semblent inévitables, certains cas doivent être des exceptions ; le crime d’infanticide aggravé et la pédo-criminalité doivent faire partie de ces exceptions !

Terrible facteur aggravant, je choisirai deux événements dont la « gestion » s’est déroulée de manière totalement différente, à l’opposé du laxisme suspect du traitement réservé à Jérôme Barella toujours présumé innocent à l’heure actuelle de toutes ces plaintes.

Trois affaires : Lyhanna, cultivateurs, supporters de foot = 3 visions opposées


La première affaire est la manière expéditive qui a été réservée aux agriculteurs ces derniers mois, les forces de l’Ordre n’ayant pas hésité à utiliser la force avec une célérité et une efficacité que nous aurions tous apprécié qu’elle les appliquât également pour Jérôme Barella !

Nous avons tous noté avec quelle autorité implacable les directives gouvernementales ont été respectées à la lettre et imposées à la population

Tel ne fut pas le cas pour la régulation des « débordements de joie bon enfant » à l’occasion de la victoire du PSG, débordements devenant notables puisque cela devient récurrents et que de toutes façons nous savons pertinemment que ces exactions auraient eus lieu même si l’équipe avait perdu, elles auraient simplement été requalifiées en « débordements de frustrations » !

Les Français en ont marre de ces deux poids deux mesures où ce sont les même citoyens qui sont ponctionnés parce que l’État est fort avec les faibles mais faible avec les forts !
Nos dirigeants s’imaginent qu’en agissant ainsi ils achèteront la paix sociale qui ne sera possible que tant que la population supportera les gouttes d’eau qui inexorablement remplissent le vase de leur impatience, mais ce vase se remplit dangereusement et le crime affreux de la petite Lyhanna peut provoquer ce trop-plein
Nos dirigeants semblent croire qu’en restant faible face aux forts ils obtiendront le status quo avec eux, on sait d’expérience qu’au contraire ce langage est compris parfaitement pour ce qu’il est : une capitulation et un sacrifice de tout ce qui faisait les vertus cardinales de notre République !
Nous n’auront plus qu’à retirer cette maxime qui faisait notre fierté naguère, car ni la Liberté, ni l’Égalité et encore moins la Fraternité ne nous représentent plus actuellement tellement nous avons laissé se galvauder ces trois piliers de notre société.

Proposition de manifestation non violente mais ferme !

Pour nous lever contre ces crimes affreux et toutes ces démissions qui s’accumulent, nous avons besoin d’un sursaut pour crier notre affirmation de défense de liberté, de besoin d’égalité entre tous les citoyens et surtout de retrouver une fraternité qui se délite de manière préoccupante…

Je vis dans un petit village dans lequel il n’y a ni Ministère de la Justice, impossible de voir le Garde des Sceaux pour lui mentionner mon immense préoccupation et mon cruel sentiment d’injustice, il n’y a pas non plus de Palais de Justice où je pourrais aller mentionner ma profonde inquiétude sous les statues de Thémis et Némésis ; par contre, dans mon petit village il y a la mairie, où justement trône la devise officielle de la République, Liberté, Égalité, Fraternité = j’estime que ce serait le lieu idéal où pourraient se donner rendez-vous tous les Français pour témoigner de leur soutien à la famille de Lyhanna et rappeler notre profond attachement à ces valeurs constitutives de notre société.
Que chacun de nous se rende devant sa mairie locale et manifeste son attachement citoyen sans ostentation ni engagement politique, ces valeurs dépassent la politique politicienne qui nous a amené à cette impasse ; il est temps d’en sortir au risque de suivre tous ces meneurs qui ont déjà tous commencé à sauter de la falaise de nos illusions partisanes !

Ha mais j’oubliais : La Coupe du monde de foot commence dans 8 jours ! Chouette !!!

 

La voie de la liberté, Ellen Langer

La voie de la liberté, Ellen Langer

La voie de la liberté, une route vers la Pleine Conscience ?

Ellen Langer, psychologue américaine à Harvard, a révolutionné la recherche sur la pleine conscience, démontrant comment nos perceptions influencent notre santé mentale et physique. Ses études ont prouvé que changer notre façon de penser peut littéralement transformer notre biologie et notre expérience du monde. Voici comment.

Une nouvelle voie vers la liberté

Dans notre monde frénétique où les « je devrais » s’accumulent et où l’attention est constamment sollicitée, nous pouvons retrouver un sentiment de présence et de liberté. Les recherches en psychologie positive et les travaux pionniers d’Ellen Langer nous offrent une réponse : la pleine conscience (mindfulness). Mais attention, bien plus qu’une simple technique de méditation, il s’agit d’une approche de vie qui transforme notre rapport au temps, aux autres et à nous-mêmes.

Au-delà du devoir : Retrouver le moment présent

Notre esprit dérive constamment vers ce que nous « devrions » faire, nous éloignant du moment présent. Ces pensées envahissantes ne sont souvent pas de véritables obligations extérieures, mais des distractions auto-imposées. Comme le souligne Ellen Langer, ces pressions imaginaires nous détournent de l’immersion totale dans l’instant.

Le multitâche, généralement perçu comme inefficace, mérite d’être reconsidéré. Plus qu’une division fragmentée de notre attention, il s’agit de développer une vision holistique de nos activités. Par exemple, considérer ses tâches comme une activité cohérente plutôt que comme des matières séparées peut transformer notre rapport au travail, quel que soit l’enchaînement, même chaotique, que nous appliquions pour l’achever.

Langer nous rappelle une vérité fondamentale : la vie est une succession de moments, et si un moment compte, il compte tout simplement—on ne peut pas le rendre « plus important ». L’immersion totale dans une activité, aussi simple soit-elle, réduit naturellement le stress en empêchant la dispersion mentale.

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Repenser nos limites : Des contraintes imaginaires

Une grande partie des règles qui régissent notre vie sont des constructions artificielles. Comme l’explique Langer, « tout ce qui nous semble immuable – qu’il s’agisse des lois, des règles de jeux, ou des standards de la société – a été décidé à un moment donné par des personnes avec des motivations précises. »

Cette prise de conscience est libératrice : les limites que nous percevons sont souvent auto-imposées. Langer illustre ce point avec l’exemple du tennis, où deux services par joueur sont la norme alors que trois permettraient plus d’expérimentation et de progrès. De même, nos perceptions des délais influencent directement nos performances – nous trouvons généralement le moyen de terminer une tâche dans le temps que nous croyons disponible.

Cette flexibilité s’applique également à notre perception du sommeil et du stress. Des études montrent que la perception de notre sommeil influence directement nos performances cognitives et physiques : si une personne croit avoir bien dormi, ses capacités s’améliorent, même si ce n’est pas objectivement le cas. L’anxiété liée au manque de sommeil peut paradoxalement nuire davantage à la qualité du repos que le manque lui-même. Allez-donc vous coucher, sans mesurer de vos ondes de sommeil.

Le pouvoir de la perception : Vieillir à rebours

La fantastique étude « Counterclockwise » réalisée par Langer dans les années 70, démontre de façon saisissante comment notre environnement et nos croyances influencent notre bien-être et nos capacités. Dans cette expérience, des personnes âgées placées dans un environnement recréant une époque antérieure de 20 ans (musique, lectures, souvenirs, etc) ont connu des améliorations spectaculaires de leur santé et de leurs capacités. En une petite semaine seulement.

Ce phénomène s’étend à d’autres domaines comme la vision et la mémoire. Les tests standards de vision, par exemple, conditionnent nos attentes en rendant progressivement les lettres plus petites, renforçant l’idée d’une vision qui se détériore. Une expérience inversant cette approche a montré que les participants voyaient mieux. En d’autres termes, si le test de vision commençait par les plus petites lettres, nous verrions tout de suite mieux les lettres qui ne sont que légèrement plus grandes, sur la ligne suivante. Nos résultats seraient meilleurs.

De même, les personnes âgées prêtent plus d’attention à leurs oublis, ce qui peut amplifier la perception de troubles cognitifs alors qu’ils ne sont pas plus importants. L’oubli n’est pas toujours un signe de déclin mais peut être juste lié à un manque d’intérêt initial ou d’attention.

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L’art de remarquer : Transformer l’ordinaire en extraordinaire

L’attention portée aux détails transforme notre perception des choses. Une étude citée par Langer a montré que demander aux participants de remarquer de nouveaux éléments dans un domaine qu’ils n’aimaient pas (rap, football, art) en augmentait considérablement leur appréciation.

Cette approche peut être appliquée à n’importe quelle activité quotidienne, la transformant en expérience enrichissante. Par exemple, une tâche simple comme marcher peut devenir plus plaisante si on l’associe à une activité agréable comme explorer un nouveau quartier ou observer l’architecture environnante.

La « gamification » du quotidien illustre parfaitement ce concept : toute activité, même banale, peut être transformée en jeu pour devenir plus engageante. Que ce soit en transformant l’apprentissage des enfants ou en explorant son environnement d’une nouvelle façon, ces petits changements de perspective peuvent radicalement améliorer notre expérience.

Au-delà du jugement : Comprendre plutôt que blâmer

Une des idées les plus libératrices de Langer est que tout comportement fait sens pour celui qui l’adopte. Juger ou blâmer revient à nier cette logique interne et empêche l’acceptation de soi et des autres.

Cette perspective nous invite à reconsidérer nos forces et nos faiblesses comme deux faces d’une même médaille. Être confiant peut être perçu comme de la naïveté ; être stable peut sembler ennuyeux. Accepter cette dualité favorise une meilleure estime de soi.

De même, le pardon suppose d’abord d’avoir blâmé. Comprendre les motivations des autres élimine le besoin de blâmer et, par conséquent, celui de pardonner. Cette approche plus ouverte nous permet d’aborder les relations avec plus de compassion et moins de jugement. En ne cherchant plus à condamner l’autre, nous exonérons du difficile processus de pardon. Pour des relations pacifiées, se rappeler que personne n’a raison mais que chacun·e a ses raisons.

L’éveil comme expansion : une vie plus riche

L’addiction peut être vue comme un rétrécissement progressif des sources de plaisir, tandis que l’éveil est un élargissement de ce qui nous apporte satisfaction. Une pensée flexible et ouverte permet d’adopter différentes perspectives sans perdre son propre ancrage.

Cette nouvelle manière de voir le monde nous libère des jugements rigides (bon/mauvais, addicté/non-addicté) et conduit à une vision plus fluide des personnes et des événements. Faire confiance aux autres et se détacher des possessions matérielles devient alors profondément libérateur.

Nous sommes conditionnés à toujours nous juger (succès, échecs, statut social, richesse), mais pourquoi chercher la validation externe pour s’aimer soi-même ? Adopter une vision où personne n’est « meilleur » ou « pire » que soi-même permet d’abandonner le stress et la compétition constante.

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En conclusion : Vivons consciemment

La pleine conscience, telle que la conçoit Ellen Langer, n’est pas une technique à pratiquer quelques minutes par jour, mais une façon d’être au monde. Elle nous invite à remettre en question les normes établies, à nous libérer des jugements limitants et à redécouvrir la richesse de chaque instant.

Dans cette perspective, l’équilibre travail-vie personnelle n’est plus une opposition mais une harmonie : le travail lui-même peut et doit être agréable. Si chaque moment a du sens, il n’est plus nécessaire d’opposer travail et vie personnelle—les deux se fondent en une expérience épanouissante.

En cultivant cette attention au présent, en questionnant nos limites perçues et en adoptant une attitude ludique face à la vie, nous pouvons transformer notre quotidien et découvrir une liberté que nous ne soupçonnions pas. Comme le résume si bien une chanson citée par Langer : « Tout le monde ne sait pas tout, mais chacun sait quelque chose. Tout le monde ne peut pas tout faire, mais chacun peut faire quelque chose. » Cette philosophie célèbre la diversité des talents et l’acceptation de soi, ouvrant la voie à une existence plus authentique et épanouie.

Selon un excellent article de Florence Servan-Schreiber

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Kintsugi : L’art de réparer avec de l’or

Kintsugi : L’art de réparer avec de l’or

Kintsugi : L’art de réparer avec de l’or et sa résonance avec la philosophie du Wabi-Sabi

Le kintsugi (d’après wikipedia)

(金継ぎ?, « jointure en or »)

ou kintsukuroi (金繕い?, « réparation en or »)

est une méthode japonaise de réparation des porcelaines ou céramiques brisées au moyen de laque saupoudrée de poudre d’or.

Philosophiquement, c’est reconnaître la brisure et la réparation comme faisant partie de l’histoire de l’objet, plutôt que la dissimuler.

Histoire du kintsugi

Le kintsugi serait apparu lorsque, à la fin du XVe siècle, le shogun Ashikaga Yoshimasa a renvoyé en Chine un bol de thé chinois endommagé pour le faire réparer. Le bol étant revenu réparé avec de vilaines agrafes métalliques, les artisans japonais auraient cherché un moyen de réparation plus esthétique..


La réparation de vaisselles avec des laques provenant de résines de plantes est une tradition pratiquée en Chine, en Corée, au Japon et au ViêtNam, mais les réparateurs japonais amenèrent une touche esthétique particulière en y ajoutant de la poudre d’or. Cela relève d’une philosophie qui prend en compte le passé de l’objet, son histoire et donc les accidents éventuels qu’il a pu connaître. La casse d’une céramique ne signifie plus sa fin ou sa mise au rebut, mais un renouveau, le début d’un autre cycle et une continuité dans son utilisation. Il ne s’agit donc pas de cacher les réparations, mais de mettre celles-ci en avant.

Les collectionneurs se sont épris de cet art nouveau au point que certains ont été accusés d’avoir délibérément cassé de précieuses poteries afin qu’elles puissent être réparées avec les coutures d’or du kintsugi.

Le kintsugi est étroitement associé aux ustensiles en céramique employés pour la cérémonie japonaise du thé.

Technique du kintsugi

Laquage manqué, la surface n’est pas lisse.

La laque est ici pétrie avec de la farine de blé et de l’eau avant de l’appliquer pour renforcer le maintien des différents morceaux. Ce mélange épais est mis entre les tessons, lors de l’assemblage. Lorsqu’il sèche, ce mélange se rétracte, laissant alors apparaître des crevasses. Celles-ci sont remplies par un mélange dilué, appelé kokuso urushi (刻苧漆, laque de fibre de ramie?), fait de grains de riz, de fibre de ramie et de poudre de bois, qui est appliqué directement sur la laque[4]. La technique utilisée pour la réparation à la laque mélangée à des paillettes d’or est proche des techniques du maki-e utilisées traditionnellement par les artisans laqueurs japonais.

Cette technique de réparation de la céramique ne se limite pas à l’utilisation de l’or et peut aussi se faire sur d’autres modes. Ainsi, lorsque de l’argent est utilisé à la place de l’or, la technique prend le nom de gintsugi (銀継ぎ, jointure d’argent?)[5] ou le nom d’urushi tsugi (漆継ぎ, jointure de laque?) lorsque de la simple laque est utilisée sans additif métallique.

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Symbolique du kintsugi

L’art du kintsugi est souvent utilisé comme symbole et métaphore de la résilience en psychologie.

Courant de pensée du kintsugi

Le kintsugi s’inscrit dans la pensée japonaise du wabi-sabi qui invite à reconnaître la beauté qui réside dans les choses simples, imparfaites et atypiques.

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Le Kintsugi, entre art et spiritualité

Apparu dans l’archipel au XVIe siècle, le Kintsugi est l’art de réparer les céramiques, porcelaines et faïences en les embellissant. « Kin » signifiant « or » et « tsugi », « jointure » en japonais. Ici, pas question de jeter une poterie cassée et encore moins de dissimuler les fêlures de sa vieille vaisselle. Au contraire, la philosophie du Kintsugi met en valeur l’objet en se servant de ses failles, selon ce principe du Wabi-Sabi.

Cette pensée bouddhiste zen qui s’affranchit de la perfection voit la beauté à travers le temps qui passe et les épreuves de l’existence. Selon cette philosophie, le cycle de la vie est une œuvre remarquable de la naissance à la mort. Ainsi, les petits défauts et l’usure naturelle révèlent la splendeur des choses.

L’artisanat du Kintsugi s’inspire de cette théorie pour réparer les poteries brisées. Ce procédé utilise une laque (urushi en japonais) pour recoller les morceaux et recouvrir les fissures d’or afin de souligner leur éclat. Les tasses, bols, statues, sculptures et pièces de valeur en céramique sont réassemblés, séchés et polis. Enfin, on peint les cicatrices de poudre d’or, d’argent ou de bronze afin de créer des motifs. Après cette réparation décorative, les objets deviennent encore plus solide qu’avant. Certains petits malins s’amuseraient même à les faire tomber volontairement pour tester leur résistance.

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Les étapes de la réparation Kintsugi

Le Kintsugi est un art traditionnel qui demande beaucoup de temps, de rigueur et de précision dans les gestes. En général, une œuvre nécessite un mois de travail en moyenne, toutefois les plus belles créations mettent plus d’un an à être réalisées.

A l’époque, les artisans partaient couramment en mer afin d’éviter la poussière et parfaire leur environnement de travail. Par ailleurs, saviez-vous que l’urushi est en fait une substance très toxique et allergisante ? Ainsi, le jour ou l’apprenti faisait une réaction de contact avec d’atroces démangeaisons, son maître disait qu’il devenait officiellement un vrai artisan urushi.

Toutes les étapes du Kintsugi peuvent être appliquées à soi-même pour guérir de ses blessures psychologiques ou physiques dans une démarche de développement personnel.

Vous venez de vivre un choc émotionnel ? Votre cœur est brisé ? Pansez vos blessures et reconstruisez-vous en prenant exemple sur cette technique de restauration japonaise en suivant ces 5 étapes !

Recoller les morceaux

Après avoir soigneusement nettoyé et rassemblé les éclats, on va mélanger la laque (urushi) avec de la poudre de terre cuite afin d’obtenir un genre de mastic que l’on appliquera délicatement sur les morceaux brisés afin de les recoller ensemble.

C’est le moment de soigner vos blessures physiques ou émotionnelles et de rassembler vos forces.

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Laisser le temps opérer

Les objets sèchent pendant plusieurs semaines durant lesquelles la résine va durcir. Après cette étape, on peut effectuer quelques retouches avec le mastic et laisser sécher à nouveau.

Cette phase de séchage correspond au processus de cicatrisation. Prenez le temps nécessaire à votre reconstruction.

De là à faire un lien avec nos comportements, nos interactions et nos rapports conjugaux parfois « ébréchés » il n’y a qu’un pas vite franchi grâce à ce délicat savoir-faire nippon tout empreint de grâce, sagesse et délicatesse !

Les mœurs particulières des MOSO, une incroyable ethnie chinoise

Les mœurs particulières des MOSO, une incroyable ethnie chinoise

Les mœurs passionnantes MOSO, cette ethnie chinoise matriarcale très surprenante !

Les Moso – qui forment une des plus petites minorités ethniques de Chine et sont parfois qualifiés de peuple fossile en tant que derniers représentants d’un matriarcat originel – constituent une ethnie du sud-ouest de la Chine dans la province du Yunnan dans un royaume perché sur les contreforts de l’Himalaya. Il y a d’autres exemples d’organisation sociale centrée sur les femmes (tels les Hunzas vivant dans le nord du Pakistan, Juchitán ciudad au Mexique, connue comme « la ville des femmes », la société Khasi en Inde, sans parler des expéditions scientifiques de Malinowski et ses célèbres études sur les Îles Trobriand ; mais celui des Moso est très caractéristiques.

Il y a exactement 100 ans – en 1924 –, l’explorateur américain Joseph Rock, découvrit cette tribu tibétaine, il décrivit ce royaume caché comme étant « le dernier endroit paisible de la planète, le dernier endroit où la guerre n’a jamais existé, où les habitants vivent en harmonie ». Les ethnologues actuels confirment cette affirmation, décrivant une société sans rapport de domination entre les hommes et les femmes, sans querelle de propriété.

Aucun mot n’existe pour désigner la guerre ou le meurtre !

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Qu’est-ce qui rend les Moso si particuliers ?

Cette communauté encore peu connue, estimée entre 30 000 et 60 000 habitants selon les études, préserve à travers les âges des traditions et des rites particuliers. C’est une des rares sociétés basée sur un fonctionnement totalement matriarcal encore en usage dans le monde.

Chez les Moso ; les mères sont les piliers de la société, les hommes sont des individus de second rang. Seule l’ascendance féminine compte, la transmission du nom et des biens ne se fait qu’entre femmes, ce mode de société est répertorié comme étant le mode matrilinéaire.

Nous évoquerons sommairement les différents aspects de la vie sociale moso, familial, l’organisation collective du travail, la spiritualité et pour finir la sexualité originale de cette communauté qui a vu beaucoup de sociologues s’intéresser à leurs comportements amoureux qui sortent des standards que nous connaissons, des études scientifiques leurs ont été consacrées et même des travaux de doctorat…

C’est dire toute l’originalité de la sexualité de ce peuple hors-normes !

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La vie sociale des Moso

La vie familiale la gestion du foyer

Les familles sont constituées de fratries, frères et sœurs de plusieurs générations vivent ensemble et forment une famille. Les amoureux ne vivent pas en couple mais chacun dans sa fratrie d’origine. Les enfants sont rattachés à la fratrie de la mère pour y être élevés par les hommes et les femmes qui la composent (la mère et ses frères et sœurs : oncles et tantes ; la grand-mère et ses frères et sœurs : grands-oncles et grand-tantes).

L’homme élève donc les enfants de sa sœur, avec qui il partage foyer, nom, héritage et ancêtres communs, mais n’élève pas ses enfants biologiques. L’organisation familiale fait qu’un enfant sera proche de son oncle maternel et éprouvera à son égard le même type d’affection qu’il aurait envers son père dans d’autres types de sociétés.

La naissance d’une fille est cruciale car elle permet la continuité de la lignée. Si une famille n’a que des descendants de sexe masculin, les enfants de ces derniers habiteront la maison de leur mère et la lignée s’éteindra. La naissance d’un garçon est aussi importante car il exercera plus tard la paternité des enfants de sa sœur. Le bon fonctionnement d’une famille passe donc par la présence des deux sexes. Le statut de minorité ethnique des Moso permet à chaque femme d’avoir autant d’enfants qu’elle souhaite, indépendamment de la politique de contrôle de la population du gouvernement chinois.

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La vie collective l’organisation commune

Chez les Moso, les hommes et femmes sont considérés comme différents et doivent donc avoir un rôle spécifique dans la société. Le partage des tâches est sexué et réglé avec précision. Les femmes s’occupent des travaux domestiques (cuisine, ménage), de la collecte de bois pour les feux et du tissage. Les hommes sont chargés des travaux plus physiques (labour, charpente, pêche, soins du bétail) et de la politique. Seuls les travaux d’agriculture (principale source d’alimentation des Moso) sont effectués conjointement.

Au sein d’une famille, l’ensemble du travail est planifié par deux chefs, un homme et une femme choisis en fonction de leurs compétences. La dabou (chef féminin) administre les affaires internes et l’économie domestique : gestion des récoltes, des finances, accueil des hôtes. Un de ses frères, choisi pour être le chef masculin, administre les affaires extérieures, ce qui implique les communications avec les familles et peuples voisins, ainsi que la planification du travail des hommes.

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La vie religieuse, la spiritualité

Les Moso vénèrent une pluralité de divinités associées à la nature et à ses forces, mais placent l’amour et la fertilité au-dessus de tout. La divinité la plus importante est Hlidi Gemu, Déesse mère qu’ils associent à la montagne éponyme, qui donne sur le Lac Lugu. Sur la montagne se trouve le ventre de la déesse, une grotte sacrée où une stalagmite géante est vénérée en tant qu’idole. Il y coule une source où viennent boire les femmes qui désirent un enfant. Gemu est également la seule divinité anthropomorphique des Moso, représentée sous les traits d’une femme vêtue de blanc et de rouge, chevauchant un cheval blanc.

Le bouddhisme tibétain est devenu un élément important de la religion Moso, issue d’un apport de populations extérieure, principalement mongole

La sphère religieuse est gérée par trois types de personnes : les « Ammas », les « Dabas » et les lamas. L’Amma est la grand-mère d’une famille, la femme la plus âgée, qui jouit d’un titre honorifique important. Ancienne Dabou, elle est la gardienne de la maison et du culte des ancêtres. Le Daba est un homme, prêtre gardien de l’histoire et des traditions Moso. Il participe surtout aux cérémonies qui marquent la vie de la société : rites de passage à l’âge adulte, cérémonies funéraires. Les lamas, enseignants religieux du bouddhisme tibétain, participent également aux célébrations et aux processions. Selon les croyances Moso, si l’esprit d’un défunt n’est pas guidé par un Daba, il finira par se perdre, et sans les prières d’un lama, il ne pourra pas se réincarner.

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La vie « amoureuse » des Moso peut nous sembler excentrique…

C’est le thème le plus étudié et le plus disséqué par maints spécialistes tant le comportement amoureux des individus nous fascine par l’originalité et les immenses différences avec nos propres comportements dans la société occidentale.

Selon Cai Hua (voir référence du livre en fin d’article), la vie sexuelle des Moso peut prendre quatre formes différentes : la visite furtive, la visite ostensible, la cohabitation et le mariage, la modalité.

Les deux premières formes sont de loin les plus répandues . Une évaluation de 1963 indique que 84 % vivent sous ces modalités, le mariage n’étant pratiqué que par 8,5 % de la population.

Le mariage et la vie conjugale ne sont pas de mise. La sexualité est totalement libre. C’est-à-dire que les relations sexuelles se font selon le désir de chacun. Le nombre d’amants et le changement de partenaires restent libres sans que cela soit ressenti comme de la légèreté sexuelle et tout en observant strictement le tabou de l’inceste, en particulier entre frère et sœur, les liaisons se nouent et se dénouent sans aucune contrainte sociale. Sans mariage ni infidélité, cette société exclut si radicalement la possession que la jalousie en devient honteuse !

Le nourrisson qui naît ne connaît que sa mère et les frères de celle-ci lui servent de pères. Autrefois, les enfants ne connaissaient même pas l’identité de leur père, cela a changé partiellement avec l’arrivée de l’administration chinoise dans les années 50, mettant à mal les spécificités de cette ethnie pendant la révolution culturelle communiste (1966-1976) par une propagande active en faveur du mariage et de la monogamie. Le succès de cette politique fut tout de même limité, de nombreux Moso étant restés fidèles à leur modèle traditionnel ou y retournant par la suite.

Les visites furtives : L’activité basique de tout Moso adulte !

Les activités amoureuses pour les garçons et les filles débutent vers 13 ans, l’âge de leur majorité. La fille est dotée d’un nouveau nom et reçoit la clef de sa « chambre des fleurs » (une chambre individuelle avec accès direct appelée « babahuago ») où elle accueillera ses amoureux en toute liberté. Par discrétion, ceux-ci entrent souvent par la fenêtre, à la tombée de la nuit et repartent avant l’aube. C’est la « visite furtive » ou « le mariage à pied ». Une femme peut recevoir plusieurs visites au cours de la même nuit. Ni l’âge ni le statut social n’entrent en ligne de compte dans le choix des amants.

Les relations demeurent généralement secrètes, à tel point qu’il est parfois difficile de savoir qui fréquente qui. Sans vie de couple, en toute liberté et discrétion, ce système exclut si radicalement la possession que la jalousie en devient honteuse. Malgré les efforts du gouvernement chinois pour diffuser le modèle familial conjugal, de nombreux Moso restent attachés à leurs traditions. Certaines femmes estiment ne vivre avec leur compagnon que des moments d’amour et de sentiments partagés sans que les questions pratiques s’immiscent dans cette relation. Les aspects matériels, les questions de propriété, de l’éducation des enfants, tous les sujets dont débattent nécessairement les couples qui vivent ensemble, n’ont qu’une importance secondaire dans la relation entre amants du peuple Moso. Il n’y a pas de relations arrangées ou forcées, ils se sont choisis et lorsque l’homme se languit d’une compagne, il va la voir.

Les Visites ostensibles, là, ça devient plus sérieux …

Par contre, lors des visites ostensibles, l’amant devient officiel. Il est reçu et accepté par la famille. Néanmoins, le matin, il regagne sa maisonnée où il retrouve sa mère, ses frères et ses sœurs, éventuellement ses oncles et les enfants de ses sœurs. En effet, de ces différentes rencontres naissent des enfants dont les géniteurs (ou du moins, les hommes que nous désignerions ainsi) sont le plus souvent inconnus.

Le seul prérequis de ces institutions relationnelles sexuelles furtives ou ostensibles, aussi appelées « Tisese », est l’agrément mutuel des deux partenaires, chacun pouvant, quand il le veut, mettre fin à la relation. Le « Tisese » n’implique aucune obligation pour l’homme de participer aux travaux des champs de son « amante », aucune exclusivité non plus, ni pour lui, ni pour elle d’ailleurs. Comme je viens de le dire, ni la visite ostensible, ni la cohabitation, ni le mariage ne suppriment radicalement la pratique de la visite furtive. D’après Cai Hua, le possessif n’est d’ailleurs pas de mise puisque la volonté de prendre possession de l’autre (amant ou amante) est très mal considérée. Les humains n’ont pas à se conduire comme des chats ! Quant aux enfants éventuellement nés de ces relations, sauf exception, ils appartiennent à la maisonnée de la mère.

Le mariage chez les Moso

Dans les années 1960, les maoïstes ont tenté d’imposer le mariage à l’ensemble de la population, usant à cet effet de multiples voies de coercition, y compris le non-accès à la nourriture pour les enfants nés hors mariage. Néanmoins, ces campagnes sont restées sans grands effets. Et les liens des mariages réalisés sous cette contrainte se sont défaits, au départ des délégués du gouvernement central. Dans d’autres maisonnées, les enfants nés dans de telles familles ont repris la coutume du « Tisese ». Cela prouve pour Cai Hua que le mariage est une institution venue de l’extérieur, marginale par rapport à la culture des Moso. Ce qui justifie le titre de son livre Une société sans père ni mari. (voir référence du livre en fin d’article).

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Tristement Les Moso doivent faire face à l’érosion culturelle inéluctable depuis la révolution communiste portée par l’Armée rouge en 1979. Ces 20 dernières années, la stabilité de la communauté s’écroule graduellement.

La fin de la culture matriarcale Moso ?

Comme pour beaucoup de communautés isolées de par le monde, l’appât du gain touristique a un coût. En ouvrant leurs portes aux visiteurs, leur culture s’est peu à peu érodée et les membres de la communauté sont attristés de constater la perte de leur culture. selon la photographe Karolin Klüppel, qui a réalisé un reportage sur la culture Moso. Les plus jeunes d’entre eux ont mieux intégré les codes culturels chinois. Beaucoup se marient en dehors de leur communauté, choisissent d’aller vivre en ville pour y travailler. Et avec le peu d’aides du gouvernement, il incombe désormais aux anciennes matriarches d’être les gardiennes seules de la culture moso.

Si la prédominance des femmes dans les environnements de travail reste rare partout dans le monde, le « mariage libre » moso est certainement la caractéristique la plus singulière de leur culture. Résultat d’un féminisme progressif ou d’une forme appuyée de misandrie, selon les points de vues, la tradition exige que les femmes moso ne rendent visitent à leurs partenaires que la nuit. Les partenaires en question sont peu impliqués dans l’éducation des enfants qui restent avec la famille de leur mère jusqu’à leur mort.

« Pour les Moso, seuls l’amour et la passion doivent motiver le choix d’un partenaire. Et si elles ne ressentent plus cette passion elles peuvent mettre fin à la relation. Le frisson des premiers instants est pour elle plus important que le fait de rester ensemble. »

explique Klüppel.

À une époque ou l’indépendance des femmes est un sujet majeur, le fait qu’une des rares cultures matrilinéaires encore existantes soit sur le déclin est d’une ironie douloureuse.

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En guise de conclusion

En résumé, le plus stupéfiant de cet aspect réside selon moi sur quelques faits implacables : comme écrit en introduction, cette société millénaire fonctionne sans rapport de domination entre les hommes et les femmes, sans querelle de propriété, aucun mot n’existe pour désigner la guerre ou le meurtre, le rapport des Moso à la possession et leur tolérance par rapport à l’infidélité de l’autre est pour nous, Européens, aussi assez extraordinaire sans parler de leur rejet de la jalousie conjugale !

Fait crucial à mentionner en point d’orgue ; la violence, l’agression et le viol sont inconnus dans ces sociétés matriarcales ou du moins tout à fait exceptionnelles, ce qui doit nous interpeler sur la violence omniprésente dans nos cultures.

Nous recherchons un modèle social pour la plupart d’entre nous depuis des siècles, au prix de multiples tentatives qui ont toutes été vouées à l’échec quand elles n’étaient pas de véritables catastrophes, alors qu’un exemple tout simple se trouve là sous nos yeux, trop simple peut-être ….

Tout cela nous indique combien notre culture influence non seulement nos comportements mais aussi notre vécu et l’expression de ce vécu. Ces diverses observations nous donnent à penser que la culture modèle aussi certains de nos processus intimes comme la répression, le refoulement et donc aussi les pensées et les sentiments inconscients. Cela étaierait la formule lacanienne surprenante et un peu énigmatique, « l’inconscient, c’est le social ».