Turquie, 100 ans après, que devient-elle ?

par | Fév 18, 2016 | Les Arts et Cultures, Mon Carré De Sable, MONDE, SOCIÉTÉ | 0 commentaires

“Turquie, née de l’Empire Ottoman”, plus de 100 ans après la naissance de la Turquie moderne dans le sang du génocide arménien, ce pays se cherche encore une image. 

 

La Turquie joue actuellement un jeu très dangereux dans sa position clé entre les mondes orientaux, slaves et européens, il ne faudrait pas qu'elle se brûle en voulant gagner sur tous les tableaux.

La Turquie un pont entre l’Orient et l’Occident ici symbolisé par le pont du Bosphore, lien entre les deux

La Turquie nous promet un beau feu d’artifice sur le Bosphore !

La Turquie, un état laïc

LaTurquie, il faut comprendre que cette république, la République de Turquie, est un tampon entre le Moyen-Orient musulman, la Russie Orthodoxe et l’Europe qui serait chrétienne, mais on ne sait plus trop pour l’Europe….
Cette position entre le Bosphore et les Dardanelles, coincée entre deux détroits est une belle métaphore de ce que vit actuellement ce pays que Mustafa Kemal Atatürk a voulu moderne et laïc.

 Dilemme culturel donc pour les Turcs, qui aimeraient toutefois faire partie de la Communauté européenne, visiblement pas pour la clarté et la détermination identitaire de Bruxelles, mais définitivement pour sa manne financière. Les États-Unis sont des fervents défenseurs de cette adhésion, ils la souhaite la plus hâtive et la plus inconditionnelle qui soit et font d’ailleurs preuve de signes tangibles d’impatience, à leur goût, les Européens manque définitivement d’efficacité dans leur processus d’acceptation de la grande Turquie…

Mais ce pays est aussi et surtout un carrefour stratégique et économique de la route de l’énergie, les gazoducs et les oléoducs traversent son territoire sur les même voies que la route de la Soie naguère et c’est toujours avec autant de convoitise que tous les regards sont tournés vers les faits et gestes d’Erdogan.
Il y a dix ou douze ans, j’ai rencontré Isaac Isitan ; d’après Wikipedia, Isitan est Né en Turquie et fils de paysans, Isaac Isitan étudie le Droit à l’Université d’Istanbul avant de se lancer dans la production et la réalisation. En Turquie, il fonde un collectif, soit le groupe Cinéma du Peuple, produit et réalise plusieurs films. Il est aussi correspondant pour ABC du Moyen-Orient de 1978 à 1980, date à laquelle il émigre au Canada où il signe de nombreux documentaires et une centaine de reportages à caractère sociopolitique.“, il habitait Montréal et je l’ai invité à faire une conférence après une projection de son film « l’Argent » qui est un véritable brûlot sur le système économique libéral et capitaliste qui en une génération a tout de même provoqué un endettement très préoccupant pour les petits producteurs et paysans turcs qui se sont tous endettés pour profiter de la vague inflationniste de la monoculture soutenue par les multinationales …
Il fait un parallèle vraiment solide entre la Turquie et l’Argentine qui ont tout deux été projetés dans le monde du servage à la suite d’un immense espor d’améliorer son ordinaire grâce à une recette économique fiable et infaillible.
On connaît fort bien le contexte maintenant à moyen terme, on voit où il nous mène monoculture = monorésultat, ce sont les investisseurs qui gagnent et les ouvriers, travailleurs, paysans, tous des petites gens qui paient en argent, en temps, en sueur, en larmes et en sang.
C’est mon ami Dominique Leweb qui avait animé la journée de projection, l’animation du débat et des questions réponses au producteur de ce documentaire récompensé plusieurs fois à juste titre.

 

Voici, ci-dessous un extrait de ce qu’en disait Aurélie Blanc, lycée de Roussillon en Juin 2009, une jeune étudiante niveau : première et terminale lors d’une présentation :
« Isaac Isitan, réalisateur d’origine turque, tente, dans ce documentaire, de décrypter les rouages de l’économie de marché à travers son symbole le plus fort : la monnaie. Il va chercher à savoir comment des pays riches en ressources naturelles comme l’Argentine ou la Turquie ont pu se retrouver à la fin des années 1990 à court de liquidité, au bord de la faillite. Il va donc aller tourner dans ces deux pays et montrer comment le FMI et ses programmes d’ajustement structurels a déstructuré l’économie de ces pays, les plongeant dans la spirale de l’endettement. Les citoyens sont les premiers à subir les affres de ces crises financières. En colère, ils voient disparaître leurs dépôts auprès des banques et se sentent abusés par leurs gouvernement. C’est à partir de cette colère et du
questionnement autour de l’intérêt même de la monnaie que certains habitants vont mettre en place des systèmes d’échange local, moyen d’échapper à cette économie de marché qui les laisse en marge. »
Alors, quand je vois l’état du monde actuellement, quand je vois tout ce qui semble apparemment incompréhensible pour la majorité d’entre nous, je me dis que la gestion courante des affaires du monde est maîtrisée et orientée par quelques personnes ; quelques noyaux qui travaillent pour leur profit – je ne m’attends pas bien sûr à ce qu’ils travaillent contre leurs intérêts – je pense malheureusement que leur profit semble beaucoup se faire aux dépends de la vaste population de la planète malheureusement, à commencer d’abord et avant tout par la création monétaire et la façon dont fonctionne le système financier mondial.
Je vois d’un très mauvais œil l’avalanche belliqueuse vers lequel se dirige la politique étrangère du gouvernement Erdogan qui voit filer son pouvoir territorial à cause de l’intervention massive des avions russes qui ont apporté un soutien massif et prépondérant à l’armée syrienne.
Ce revirement de situation a pris tout le monde de court, Américains, Européens, Saoudiens et Israéliens, qui avaient tous pris pour acquis que la Syrie allait tomber dans leur escarcelle comme l’ont fait l’Irak et la Libye dernièrement sans opposer de résistance.
Finalement, je pense – et je ne suis pas le seul, loin de là – que cette intervention russe est une excellente chose pour maintenir encore un certain équilibre très précaire toutefois, car je crois que les grands dirigeants de ce monde ont opté pour la guerre, après tout, c’est une excellente affaire financière que la guerre…
Pour les banquiers, pas pour la population en général, ni pour les enfants, les ouvriers, travailleurs, paysans, tous des petites gens qui paieront en perte d’argent, detemps, desueur, delarmes et desang.
 

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