Inspiration dans le Désert d’Atacama
Le désert d’Atacama est un texte que j’ai écrit pour une magnifique exposition de 53 œuvres uniques et originales spécialement crées par l’artiste Marjolein Dallinga pour une exposition en 2015 au Chili :
Lien vers le site de Marjolein Dallinga : BLOOMFELT
Le désert d’Atacama représente un univers extrême d’où la vie semble éternellement bannie.
Le soleil, intense disque doré, darde sa despotique brûlure et ne tolère que le monde minéral dans ce domaine où il règne en maître incontesté.
Pour cette raison, le désert à toujours fasciné les hommes, il représente la métaphore, l’épreuve initiatique ultime, terre de contrastes absolus pour tous les chercheurs de vérités en quête de sens, il est le Creuset alchimique symbolique qui abrite jalousement la Pierre philosophale.
Mais, la vie n’a pas dit son dernier mot. Surgissant quand on ne l’espère plus et là où on l’attend le moins, elle exploite une petite goutte d’eau née du contraste entre les nuits glaciales et le retour du soleil voyageur.
Comme par miracle, il se produit une explosion de magnifiques fleurs
multicolores, éclats étourdissants au milieu des ocres ternes. En l’espace de quelques heures, se créé, croît et explose une métamorphose d’embryons que l’urgence de vivre transforme en une source abondante, généreuse et joyeuse
dans ce panorama grandiose.
L’artiste aimée a saisi ce contraste rare et plein de sagesse. Ces 53 œuvres nées de son introspection, chrysalide intérieure, exprime l’exubérance presque impudique de cette vie dans un environnement aussi hostile à son expression…
Ces créations sont chacune le témoin que l’espoir, la persévérance et l’amour sont invincibles !
Même dans les cas les plus désespérés, il y a toujours une infime petite source de vie primordiale…
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Découvrez la Camanchaca
Kamanchaka c’est le nom qu’ont donné les Aimaras, les indigènes autochtones du désert d’Atacama, à ce phénomène climatique local.
(Depuis les années 1960, des chercheurs s’intéressent aux méthodes de collecte de l’eaucontenue dans la Camanchaca. Aujourd’hui un village de pêcheurs entiers est alimenté en eau potable grâce à cette brume. Chungungoqui possède 400 habitants permanents et qui en été sa populations atteint 1000 personnes. Quand l’exploitation minière d’El Tofo a fermée, le village s’est retrouvé sans approvisionnement d’eau. Les habitants doivent alors faire venir l’eau potable en camion sur une distance de 60 km. La CONAF, commission nationale forestale entreprend d’implanter des captanieblasou capteur de brouillard. Ces mailles implantées face au vent filtrent passivement l’air et collectent l’eau qu’il contient. Plus de 100 dispositifs sont installés et alimentent aujourd’hui le village qui a suffisamment d’eau pour subvenir aux besoins courant mais également dispose de surplus pour arroser des arbres et plantes.)
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Une demande d'une artiste qui m'a demandé de faire un texte sur ses œuvres présentées à une exposition au Chili l'an passé…
J'ai fait donc le lien entre ses créations et le phénomène très particulier de l'explosion de la floraison dans le Désert d'Atacama !!!
Spectaculaire ………
https://www.bloomfelt.com/galerie-bloomfelt/
Bonjour,
Les images sont très belles. C’est effectivement remarquable de voir autant de vie dans un endroit réputé être un désert. J’ai eu l’occasion de lire un article dans une revue (dont je n’ai plus le nom en tête avec certitude) qui parlait de la biodiversité animale et florale dans un désert analogue à celui-ci où les petits insectes, les petits reptiles et certaines plantes ont des stratégies adaptées pour recueillir l’eau provenant des brouillards matinaux. Entre les sillons soigneusement creusés en guise de préparation dans le sable, les postures prolongées face au vent et les fouilles du sable humide, toutes les stratégies sont bonnes pour capter de l’eau. Il existe aussi des plantes qui n’ont pas de racines, qui se gorgent d’eau pendant les brouillards. Lorsque la température monte au cours de la journée et que le désert s’assèche, ces plantes sèchent et sont emportées par le vent, les petits animaux s’enterrent dans le sable. On trouve même de petits mamifères qui vivent dans des terriers mais qui sortent à l’aube pour s’hydrater dans le brouillard.
Jean-Yves
Découvrez la Camanchaca
Kamanchaka c’est le nom qu’ont donné les Aimaras, les indigènes autochtones du désert d’Atacama, à ce phénomène climatique local.
(Depuis les années 1960, des chercheurs s’intéressent aux méthodes de collecte de l’eaucontenue dans la Camanchaca. Aujourd’hui un village de pêcheurs entiers est alimenté en eau potable grâce à cette brume. Chungungoqui possède 400 habitants permanents et qui en été sa populations atteint 1000 personnes. Quand l’exploitation minière d’El Tofo a fermée, le village s’est retrouvé sans approvisionnement d’eau. Les habitants doivent alors faire venir l’eau potable en camion sur une distance de 60 km. La CONAF, commission nationale forestale entreprend d’implanter des captanieblasou capteur de brouillard. Ces mailles implantées face au vent filtrent passivement l’air et collectent l’eau qu’il contient. Plus de 100 dispositifs sont installés et alimentent aujourd’hui le village qui a suffisamment d’eau pour subvenir aux besoins courant mais également dispose de surplus pour arroser des arbres et plantes.)
La décision se préparait lentement depuis le mois de mars, je tiens à remercier vraiment chaleureusement toutes celles et ceux qui ont participé à la naissance de ce petit bout de sable sur la plage qui se trouve maintenant en un lieu désert, à l’ombre d’un cocotier majestueux…
Le sable ! Jamais il n’a été pour moi une métaphore de la vie aussi évidente ! Je trouve maintenant tellement significatif que le premier article qui a vu le jour était consacré au Désert !