Syndrome de l’imposteur : vivre avec !

Le syndrome de l'imposteur, une affection courante

Le syndrome de l’imposteur : facétie ou affection réelle et paralysante ?

J’ai l’impression tragique d’être né avec ce syndrome de l’imposteur.

Syndrome de l’imposteur, comment vivre avec, faut-il l’éliminer, est-ce seulement possible de l’éradiquer ?

Les personnes atteintes de ce syndrome qu’on appelle aussi le syndrome de l’autodidacte, nient tout accomplissement personnel et attribuent leur succès à la chance, à leurs relations, à un heureux concours de circonstances, bref, tout ce qui permet de minimiser leur propres compétences.

Syndrome de l’imposteur, un trouble invalidant

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Le syndrome de l’imposteur : Source d’une importante détresse psychologique, de comportements inadaptés et d’attitudes dysfonctionnelles variées, ce complexe constitue une réelle barrière à l’utilisation des véritables potentiels des individus,

Elles pensent qu’elles vont être un jour démasquées par leurs collègues, amis ou supérieurs, persuadées que ces derniers réaliseront qu’elles ne sont pas à leur place. Je peux même aller plus loin, non satisfait de m’entretenir ce petit symptôme, je chouchoutais aussi une bonne crainte de réussir qui m’a fait auto saboter un bon nombre de mes projets professionnels dont certains étaient pourtant prometteurs.
Autodidacte je l’ai été ad nauseam au point de me compliquer à chaque fois plus intensément mes recherches d’emplois à chaque réorientations de carrières…

Syndrome de l’imposteur, un accompagnateur omniprésent

Peu importe où je me trouvais, quoi que je faisais, je ne me sentais pas à ma place. Cela a commencé tôt, très tôt : je ne me sentais pas à ma place dans la famille que j’avais choisie !

J’avais cette impression étrange d’être un étranger dans une famille au fonctionnement étrange.

Bien sûr, avec mon syndrome de l’imposteur j’ai douté être un enfant Indigo, ce qui eut été trop bien pour moi !


J’ai pourtant été un enfant doué mais en revanche très paresseux, selon le constat même des enseignants qui m’ont accompagnés dans mon parcours académiques dans lequel je n’ai pas nagé bien longtemps faute de palmes.

J’ai rapidement commencé dans la vie professionnelle, m’émerveillant de petites victoires dérisoires, fier quand au bout de quelques temps on m’a confié des responsabilités que je jugeais toutefois opportunistes pour la plupart ou d’avoir été choisi par défaut dans le meilleur des cas ; j’ai fais une carrière avec une certaine réussite dans ce qui était commercial ou service à la clientèle car cela entretenait mon désir de fournir le rendement maximum tout en restant toujours circonspect sur mon rendement, c’est à ce niveau où j’ai le plus ressenti mon réflexe d’auto sabotage qui survenait quand je commençais à devenir un bon élément.

Syndrome de l’imposteur, un mal qui vient rarement en solitaire

Les pires convaincus d’être des imposteurs sont ceux qui en plus souffrent d’une faible estime d’eux-même, les deux ne sont pas toujours liés – heureusement – par contre pour moi c’était le cas …
Cela se traduit donc concrètement par le fait qu’en plus de nous considérer comme des indésirables au niveau familial, conjugal, professionnel ou personnel on a la sensation nette d’être une nuisance qu’on est un bon à rien et que finalement les faits nous donnent raison, si ce n’est pas le cas, allez Hop !!! = On se saborde afin d’avoir toujours raison !

Le syndrome de l’imposteur c’est aussi un paradoxe

Parce que paradoxalement, on revendique souvent le fait d’avoir un jugement très juste et quasi infaillible…
Les imposteurs n’en sont pas à un paradoxe près, autant ils peuvent être sans aucune ambition, convaincus qu’ils sont de leur propre incompétence et ce, dans les domaines possibles et imaginables, autant beaucoup ont tout de même une certaine estime d’eux même, mais cette estime ne concerne que leur petit monde privé, intime et restreint.

Autant que je me souvienne, ce sentiment de mon insignifiance s’est manifesté très tôt, je me rappelle particulièrement d’une expérience traumatisante en lien direct avec l’activité que j’exerce maintenant depuis ce début d’année : vivre de mon écriture en animant un blog personnel et surtout en exprimant mes idées, mon opinion.
Vers l’âge de 7 ou 8 ans j’ai écris mon premier poème qui me semblait atteindre (facilement) la qualité d’un Lamartine ou d’un Rimbaud, tout fier je suis allé le lire à ma mère et à ma sœur ; à cette époque peu de pères n’avaient d’oreille pour l’expression littéraire le mien en faisait partie.

Naissance d’un traumatisme 


Les femmes n’avaient pas plus d’intérêts pour la poésie pour autant et se sont même moquées de mes premiers émois que j’avais eu l’insouciance de livrer ainsi sans protection à deux personnes que j’avais pourtant jugées magnanimes à l’égard de mon trait de génie…
Cela a éteint durablement mon énergie créatrice, je me rappelle parfaitement en avoir ressenti une cicatrice durable et une peine profonde. C’est à ce moment que mon intérêt pour les études a vacillé, je comprends maintenant qu’il s’est agit d’une première activité « auto sabotrice » et je conçois que je me punissait moi même en me réfugiant dans cette bouderie….

Ma dernière année de vie a fait en sorte que j’ai pu conjurer et cette expérience originelle et aussi et surtout ce comportement de déni systématique tout au long de ma vie de ma valeur intrinsèque.
Les expériences de vie ont fait en sorte que petit à petit mon estime personnelle s’est finalement renforcée, des expériences difficiles m’ont également fait sortir de ma zone de confort et je me suis aperçu que j’étais bien hors de cette zone de confort, très bien même et j’ai surtout pu m’offrir l’occasion d’une deuxième expérience d’écriture !


Et soudain, miracle !!!

J’ai également eu des sirènes qui ont critiqué mon travail, mais contrairement à celle de mon enfance, l’expérience des réserves et des commentaires blessants ne m’ont pas éteints, j’ai décidé de passer outre et c’est là – à mon avis – ma principale victoire sur mon complexe de l’imposteur : au lieu de retomber dans une attitude d’abandon j’ai au contraire décidé de persister dans mon intention d’écrire, d’entendre les critiques dont certaines m’ont fait très mal, je dois le répéter, mais je remercie les auteurs de ces mots ou de ces attitudes car ils m’ont renforcé dans ma volonté de persévérer, et surtout dans ma nouvelle attitude de croire en moi, en ma valeur et en mes compétences.

J’ai commencé ce blog comme une psychothérapie personnelle, je le continue comme une stratégie de développement personnel

Rien de mes compétences n’ont foncièrement changées ces derniers mois, si ce n’est que de lire, réfléchir, méditer et écrire 14 à 16 heures par jour pendant plusieurs mois rend le cerveau formidablement élastique et efficace, mais le plus gros changement opéré reste cette nouvelle confiance en moi, qui se traduit par une attitude toute en force tranquille et l’accès – enfin – à une quiétude qui m’était jusqu’alors pratiquement inconnue.
C’est simple, la seule expérience de ma vie où j’ai eu la certitude de survoler mon sujet à été quand j’ai assisté ma femme dans les naissances de nos quatre enfants et aussi quand je me suis occupé d’elle quand elle a eu un problème de santé il y a une quinzaine d’années…
En fait, à chaque fois qu’il y a eu des circonstances exceptionnelles, j’ai répondu le plus souvent présent, cela a beaucoup contribué à bâtir ma confiance et je peux même maintenant témoigner d’une belle expérience dans la façon de gérer le syndrome de l’imposteur, de l’exploiter afin de bonifier ma vie et de transformer ce qui a longtemps été un handicap en une belle qualité….

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Auteur : CDS-Mon Carré De Sable-Michel Mougenot

CE BLOG REFLÈTE LA DÉMARCHE D'UN AUTODIDACTE QUI S’INTÉRESSE AU MONDE DANS LEQUEL IL VIT. Mes Adresses : http://moncarredesable.com/ http://moncarredesable.fr/ michel.mougenot@moncarredesable.com https://www.youtube.com/channel/UCw7jtBpy6TmdSrtuRiTKz2Q https://www.facebook.com/MON-CARRÉ-De-SABLE-moncarredesablecom-172321726472511/

5 réflexions sur « Syndrome de l’imposteur : vivre avec ! »

    1. Effectivement une drôle de période !
      J’ai calculé 2 fois avant de mettre une indication de temps….
      D’un autre côté je me rappelle comme si c’était hier du rôle prépondérant que tu as joué dans un événement très précis et du sang froid tout comme si c’était quelque chose de facile et de normal !
      Cette fois-ci, j’ai compris que nous étions fait de la même matière : celle que je ne reconnais justement pas dans le sujet de ce texte !
      Je sais que tu comprends.
      J’ai eu l’occasion de dire à quel point tu avais été précieux au niveau de « ma famille » et au niveau de ton ascendance, je tiens aujourd’hui à te témoigner de toute notre gratitude en attendant de te le dire entre quatre yeux à notre prochaine rencontre, j’espère bientôt !
      Encore merci

      1. … je trouve ça normal pour moi de soutenir et d’être présent pour la famille dans un moment comme celui-ci, ce fût « un plaisir » de m’occuper des 2 plus petits à l’époque 15 ans plus jeune…!!
        J’essaierai de venir vers l’automne début octobre j’ai des vacances.

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