LA PAIX QUI DEPASSE TOUT ENTENDEMENT – par Eckhart Tolle

parfois la vie nous joue des tours en semant des embûches sur notre parcours, mais celles-ci peuvent devenir de véritables diamants dans nos vie et nous faire travailler nos capacités de résilience !

Tolle raconte qu’il s'est senti déprimé la plus grande partie de sa vie jusqu’à ce qu’il connaisse, à l’âge de 29 ans, une « transformation intérieure » à la suite de laquelle il passa plusieurs années sans-emploi à vagabonder « dans un état de félicité profonde » avant de devenir enseignant spirituel. Plus tard, il déménagea en Amérique du Nord où il commença à écrire son premier livre, Le pouvoir du moment présent, qui fut publié en 1997 aux États-Unis et est devenu un best-seller international traduit en 33 langues1. Tolle s’installa ensuite à Vancouver au Canada où il vit depuis.
L’épreuve de la souffrance peut être l’opportunité d’une métamorphose

 Sachons la remercier pour ces leçons de maturité – ou plutôt de maturation …  

Il existe de nombreux témoignages de personnes qui relatent avoir expérimenté l’apparition de nouvelles dimensions de la conscience à la suite d’une perte tragique à un certain moment dans leur vie.
Certains ont perdu tous leurs biens, leurs enfants ou leur conjoint, leur position sociale, la réputation ou leurs capacités physiques à la suite d’une maladie invalidante ou d’un accident.

Dans certains cas, il a pu s’agir d’une catastrophe soudaine qui nous a frappé en pleine gloire, en pleine ascension ou parfois à cause du déclenchement d’une guerre injuste venant briser tous les rêves de jeunesse insouciants échafaudés dans le bonheur de l’espoir des lendemains qui chantent ou encore lors d’une remise en question totale et bouleversante du déroulement heureux, harmonieux dont on pensait que cela allait continuer durablement comme un destin tracé d’avance.

L’espace d’une seconde, d’un souffle ou de quelques phrases semblant sortir d’un enfer improbable, ils ont perdu simultanément toutes ces certitudes et se sont retrouvés du jour au lendemain sans plus rien. Nous pouvons appeler cela une situation extrême, une remise en question totale ou un terrible coup du sort ; tout ce qui nous semblait acquis jusqu’à présent avec la douce certitude de l’indestructibilité, avec cette conviction que notre vie était une fortification imprenable et sûre, tout cela parfois peut s’effondrer comme un vulgaire château de carte emporté par la brise et ne flotte plus que la stupeur et l’incompréhension devant le triste spectacle de la désolation, en une seconde nous pouvons perdre jusqu’à ce qui nous caractérisait, ce qui forgeait notre identité ou qui représentait notre sentiment d’appartenance…

Puis soudain, sans prévenir, le déclic :

Puis, soudain et inexplicablement, là ou régnait l’angoisse ou la peur intense, là où la mort flottait sur son domaine, accompagnant le brouillard planant sur le champs de bataille, d’abord un tout petit murmure se fait sentir, puis prend de l’ampleur, enfle et se fait plus fort et enfin ose montrer son existence, un sentiment sacré de présence, une paix profonde puis la sérénité prend place petit à petit et finalement c’est la libération complète de la peur qui n’a plus droit de cité et ne peut qu’assister au retour triomphal du bonheur qui est devenu plus fort et est sorti sublimé par cette douloureuse épreuve.
Ce phénomène doit avoir été familier à Saint-Paul, lui qui a utilisé l’expression « la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence. » Il est en effet une paix qui ne semble pas avoir de sens, et beaucoup de gens qui ont vécu eux-mêmes de pareilles situations ne s’y sont pas trompé en se demandant : mais, en face de cela, comment peut-il se faire que je ressente cette paix d’une façon aussi incongrue ? C’en est presque indécent !
La réponse est simple, une fois que vous vous rendez compte ce qu’est l’ego et comment il fonctionne. Notre esprit s’identifie à notre corps à un point tel que nous avons la certitude que nous ne sommes que ce corps et c’est normal car notre égo est responsable de notre survie et adapte ses réflexe uniquement dans cette optique. Mais le jour ou se produit un bouleversement, un effondrement tel que l’ego lui aussi s’effondre sure lui-même, nous sommes touché jusque dans les fondements même de notre individu et c’est là que la Révélation se produit le gardien subjugué se taisant ouvre la porte de notre intériorité, l’Esprit est libéré de son emprisonnement dans la matière.
Il s’agit là d’un rite de passage, d’une épreuve initiatique ultime et intime que connaissent tous les mystiques et les chercheurs de Lumière.
 

JE SUIS – JE SUIS LA CONSCIENCE ELLE-MÊME

Vous vous rendez compte de votre identité essentielle qui habite la matière comme une présence omniprésente, de l’être unique avant toutes formes, toutes différenciations toutes identifications. Vous réalisez votre véritable identité, plutôt que de vous être identifié avec la conscience, Vous ÊTES la Conscience elle-même
Voilà en quoi consiste la paix de Dieu selon Eckhart Tolle
traduction de d’un extrait de  »A New Earth » pages 56-77
Je n’ai pas résisté au plaisir d’associer ce texte d’Eckhart Tolle avec d’une part le texte de J.W. Goethe sur l’engagement qui se trouve déjà sur mon blog (depuis le début d’ailleurs, puisse qu’il fait également partie de ma vie depuis 20 ans) et ce magnifique pooème de Rudyard Kipling
Goethe est notamment l'auteur des Souffrances du jeune Werther (Die Leiden des jungen Werthers), Les Affinités électives (Wahlverwandtschaften), Faust I et II, Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister (Wilhelm Meisters Lehrjahre) ainsi que de nombreux poèmes dont beaucoup sont si célèbres que des vers en sont entrés comme proverbes dans la langue allemande
  Les ouvrages pour la jeunesse de Rudyard Kipling ont connu dès leur parution un succès qui ne s'est jamais démenti, notamment Le Livre de la jungle (1894), Le Second Livre de la jungle (1895), Histoires comme ça (1902), Puck, lutin de la colline (1906). Il est également l'auteur du roman Kim (1901), de poèmes Mandalay (1890), Gunga Din (1890), et Tu seras un homme, mon fils (1910) sont parmi les plus célèbres) et de nouvelles, dont L'Homme qui voulait être Roi (1888) et le recueil Simples contes des collines (1888). Il a été considéré comme un « innovateur dans l'art de la nouvelle »

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être que penseur ;

Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire

Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

Traduction : André Maurois (1918)

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